Tome V - Fascicule 9 - janvier-mars 1994


Si Namur vous était contée. La porte "en Trieux" ou "de Bruxelles" à Namur

P. de WEZ


Au 14e siècle, il paru nécessaire d'entreprendre la construction d'une nouvelle enceinte que nos ancêtres appelleront "la nouvelle fermeté ou fermeture". En effet, la population de la ville continuait à croître grâce aux industries naissantes : brasseries, tanneries, batteries de cuivre, tissages. De plus, pour mettre la population à l'abri des projectiles lancés par les engins de siège, il convenait d'éloigner ceux-ci le plus possible des quartiers habités. Enfin, les nouveaux terrains englobés dans l'enceinte assuraient en cas de siège une réserve de pâturages pour le bétail.

Mais on n'avait pas prévu les progrès possibles de l'artillerie, le danger qu'elle ferait un jour peser sur la ville depuis les collines environnantes.

Cette nouvelle enceinte était deux fois plus longue que l'ancienne. Multipliant par trois l'espace enserré de murs, elle allait de la tour Saint-Roch sur la Meuse (plus ou moins au pont du Luxembourg) à la tour Saint-Jean sur la Sambre (plus ou moins à l'extrémité sud du Rempart de la Vierge) et comprenait douze tours et trois portes : porte de Saint-Nicolas, porte Samson ou de Fer, porte en Trieux ou de Bruxelles.

La construction de cette enceinte débuta vers 1357 et se termina au 16e siècle. Elle se déroula en quatre phases :

1ère phase : au 14e siècle, on construisit les portes ;

2e phase : fin du 14e siècle - première moitié du 15e siècle, on creusa les fossés et on construisit les murs ;

3e phase : au 15e siècle, on construisit les tours ;

4e phase : fin du 15e siècle - début du 16e siècle, on construisit les murs de retour le long de la Sambre jusqu'à la porte des Joghiers et le long de la Meuse jusqu'à la porte Billewart. Les deux dernières portes étaient des "portes de rivage".

La construction prit un long temps pour les raisons suivantes :

- le coût en fut élevé et la ville n'était pas riche ;

- aussi longtemps que la nouvelle enceinte n'est pas terminée, il faut continuer à entretenir la vieille, notamment la tour Saint-Jacques, qui était la "cloche-porte" (c'est-à-dire que c'était sa cloche qui ordonnait la fermeture des autres portes) dut être refaite en 1388. Le coût de cette reconstruction engloutit les revenus de la ville, pour un an ;

- en 1409, la Sambre déborda, les eaux remontèrent dans les fossés de la "vieille fermeté", minèrent la porte Sainial qui s'écroula dans le fossé, entraînant dans sa chute les canons et les herses et obstruant la circula­tion au point qu'il fallut ouvrir une brèche dans la courtine pour permettre le passage des habitants. Calamité qui fit mal à la bourse des Namurois !

Cette nouvelle enceinte couvrait : la "Neuve-Ville" (quartier de Saint-Nicolas), qui garda son identité administrative et judiciaire, le quartier des Tanneurs et le couvent des Franciscains, le quartier de la draperie, le couvent des Croisiers, l'hôpital Saint-Jacques, les premiers béguinages (il y en eut sept à Namur) et une grande superficie de terrains et de jardins.

La porte à laquelle nous nous intéressons aujourd'hui fut construite la première des trois, à l'extrémité d'une rue appelée "en Trieux" parce qu'elle traversait les abords non bâtis et broussailleux de l'agglomération médiévale, puis " de Bruxelles" à partir de la fin du 17e siècle.

Cette rue comprenait de nombreuses auberges : "Les trois boulettes", "Le petit Fleurus", "Le grand Fleurus", "La Table d'Or", "Le Chaudron d'Or", "La Clé d'Or", "Le Saint-Victor".

Du 16e au 18e siècle, s'y tint, entre le couvent des Croisiers et celui des Bénédictines, le "marché des bêtes". Cette rue fut pavée la première afin de permettre le trot des chevaux et la détection de leurs tares éventuelles. La porte adopta les noms successifs de la rue.

Cette porte était un vaste édifice rectangulaire faisant un développement de 23 m, percé d'un large passage en plein cintre, muni d'une grande herse et d'un pont-levis, flanqué vers les campagnes de deux "mailles" (tours hémisphériques) pourvues de "lices" (palissade formée de forts madriers élevés en avant pour en défendre les approches).

Elle servait à la défense mais aussi d'arsenal (on y remisait les balistes, les bombardes, les projectiles), de magasin à vivres (en prévision d'un siège, on y stockait de l'épeautre, des viandes, des pois, des fromages, du lard, du beurre, des oeufs, des chandelles, du bois de chauffage).

Les fossés étaient alimentés en eau, non par la Sambre ou par la Meuse, mais par le Houyoul en deux points différents.

Pour la partie comprise entre la porte Samson et la Sambre, il y avait un aqueduc appelé le "grand courot" qui partait du "Moulin des Malades", à Saint-Servais, se dirigeait parallèlement au ruisseau (le Houyoul) jusqu'au "chêne d'Hastimoulin", traversait la campagne de Froidebise (emplacement de la prison) et aboutissait au rempart derrière le couvent des Croisiers. Il semble avoir été abandonné à la fin du 17e siècle car à ce moment les fossés entre la porte Samson et la Sambre sont sans eau.

Les fossés étaient coupés par une suite de digues-écluses appelées "dodaines" ou "stances" car le terrain n'était pas plat. Au milieu de la stance, était pratiqué un "arveau" de neuf pieds d'ouverture dans lequel un venteau s'élevait ou s'abaissait au moyen d'une vis. Un employé de la Ville renouvelait l'eau des fossés chaque semaine. La majorité des dodaines disparurent au 17e siècle, lors de l'établissement de l'enceinte bastionnée.


Hélas, la porte de Bruxelles est à peine terminée qu'elle est déjà dépassée par les progrès qu'a fait l'artillerie. Il faut chercher la parade. On va tâtonner longtemps. Ce sont des ingénieurs italiens qui trouveront la solution : le bastion. Mais nous n'en sommes pas encore là. Voyons cela dans l'ordre.

Avant l'apparition du canon, on utilisait un ensemble de machines mécaniques qui lançaient à plus où moins 375 mètres des pierres, des flèches, des feux grégeois, des serpents, et qui fonctionnaient par la libération brutale d'une force accumulée par la contrainte exercée sur un ressort ou par le déplacement vertical d'un lourd contrepoids.

Ces machines ne pouvaient créer des brèches. Il fallait recourir à la mine. Elles ne seront pas immédiatement remplacées. Pendant longtemps, il y aura un emploi combiné de ces deux types d'artillerie. Car, au début, le canon aura une efficacité relative :

- les tubes explosent souvent ; on ne maîtrise pas bien la technique de la fonte et du moulage en masse du fer ;

- les canons sont d'un poids élevé, la manipulation est lente et difficile, requiert beaucoup de personnel et d'attelage. L'artillerie n'est pas "militarisée", mais bien "privatisée". Les artilleurs constituent un corps de métier au même titre que les maçons. Des entrepreneurs louent leurs services pour une durée déterminée, à un prix fixé, pour des tâches déterminées ;

- les tirs sont imprécis. Les pièces tirent des boulets de pierre, taillés sur place aux dimensions propres à chaque tube car il n'y a aucune standar­disation des calibres ;

- la cadence de tir est lente.

Mais l'artillerie va se perfectionner.

  1. Les tubes en fer forgé sont remplacés par des tubes en fer coulé puis en bronze, plus coûteux mais résistant mieux à la corrosion.
  2. Le tube repose par l'intermédiaire de ses tourillons (axe transversal), sur la partie antérieure du châssis, elle-même fixée au centre d'un essieu muni de grandes roues à ses extrémités. La partie postérieure se prolonge vers l'arrière pour prendre appui sur le sol. Les tourillons recueillent la force de recul pour la transmettre à l'affût et permettent un pointage plus aisé dans le plan vertical.
  3. On utilise des boulets métalliques d'un poids spécifique supérieur à celui de la pierre. Les boulets de fonte brisent la pierre des murailles et ne se brisent pas contre les murailles comme les boulets de pierre.
  4. On remplace la poudre pulvérulente par la poudre grenée qui a une composition plus uniforme et une combustion totale, supprime les risques d'explosion et augmente les portées des tirs.
  5. On assiste à des tentatives de standardisation des calibres.
  6. On commence à mieux connaître la balistique, la trajectoire décrite par le projectile.

En conséquence,

- les hautes tours et les hautes murailles ne peuvent plus résister à l'artillerie ;

- l'attaque l'emporte sur la défense ;

- il faut perfectionner l'art de la défense. Mais les villes tiennent à leurs enceintes qui leur ont coûté tant de peines et n'accepteront que la construction d'ouvrages provisoires. On va ainsi tâtonner pendant deux siècles avant de trouver la bonne parade.

Pendant cette période de transition, on adopte une série de dispositifs :

- on diminue la hauteur des murs ;

- à l'emplacement des meurtrières, on perce des canonnières (embrasures pour le tir des armes à feu) ;

- on renforce l'épaisseur des murailles (quelquefois 10 mètres) ; on aménage dans leur sein des casemates ou galeries de tir ;

- on construit des grosses tours très massives appelées "tours à canons". Elles sont munies de vastes plateformes gazonnées et de casemates à embrasures spéciales (canonnières) aménagées dans leurs flancs aux différents étages. Mais il y a des angles morts. Certaines tours sont dotées d'un éperon ;

- le flanquement des courtines continue, dans un premier temps, à être assuré par les tours d'origine, rapidement doublées d'ouvrages terrassés en forme de fer à cheval, beaucoup plus bas : les boulevards ;

- on construit des boulevards contre la face postérieure du mur. Ce sont de larges talus de terre damée, mêlée de fascines qui couvrent les vieux remparts en absorbant les projectiles ennemis, et qui servent opportunément de plateformes pour l'artillerie de défense ;

- les fortifications commencent à s'enterrer. Les superstructures trop vulnérables sont arasées ;

- les Italiens ont inventé le "bastion". C'est un saillant de terre revêtu de maçonnerie faisant corps avec le rempart. Il a un profil en "as de pique" et offre peu de prise aux tirs frontaux. Il est garni au sommet d'une terrasse pour recevoir de l'artillerie et de la mousqueterie.

Au niveau de l'escarpe, des chambres de tir dont les feux sont croisés d'un bastion à l'autre, interdisent l'approche.

Ce système se développe à partir de 1530, va se répandre en Europe et se perfectionner pendant deux siècles. Vers la fin du 16e siècle, on s'arrachait les ingénieurs militaires italiens à prix d'or.


Quel lifting va-t-on faire subir à notre porte ?

Au15e siècle, à partir de 1420, on construisit, en face des trois portes, des boulevards. Ce sont des ouvrages semi-circulaires formés de deux rangées parallèles de madriers entre lesquels on entassait de la terre, reliés les uns aux autres par des "palis", palissades garnies de fortes haies d'épines établies sur le haut de la contrescarpe faisant office de chemin couvert.

En 1464, les boulevards, en avant des portes urbaines, sont reconstruits en maçonnerie.

En 1465, on remplace les "palis" par des retranchements en terre, prélevée dans les "forières".

Au 16e siècle, vers 1577-1578, on construisit le premier bastion en terre, en face de la porte de Bruxelles.

Vers 1580, il existait en avant du fossé de l'ancienne enceinte médiévale une seconde enceinte s'étendant de la porte en Trieux jusqu'à celle de Saint-Nicolas et se composant d'un mur remparé muni d'un large fossé et défendu par cinq demi ronds.


Au 17e siècle, au début du siècle, les fortifications de Namur apparaissent comme largement dépassées. Namur avait obtenu du souverain l'autorisation de percevoir de nouveau impôts. Il y aura successivement trois phases de construction :

1ère phase : 1639-1650

On entame la construction de cinq bastions en terre, partiellement parementés. Faute d'argent, la campagne fut arrêtée. Mais en face de la porte en Trieux, on construisit une demi-lune avec accès dans le rempart bastionné. C'était une construction complexe qui se présentait comme suit :

- en avant de la porte, un mur en arc de cercle qui défend le point de passage contre les tirs directs ;

- vers l'extérieur, un bastion à quatre pans de longueur inégale défend le fossé sec creusé à ses pieds ;

- sur le flanc ouest du bastion, une issue puis un pont reposant sur des piles.

Comme vous le voyez, les manoeuvres des attelages à l'intérieur du bastion étaient très difficiles (Figure 1).



2e phase : 1657-1675

En mars 1655, l'archiduc Léopold-Guillaume, lieutenant-gouverneur des Pays-Bas, adresse au Magistrat (administration de la Ville) une lettre l'invitant à mettre la ville en état de défense car les fortifications démodées et délabrées étaient en "bien mauvaise posture". La situation est critique. La guerre contre la France qui dure depuis 1635 épuise l'Espagne. Notre pays risque d'être envahi.

L'ingénieur militaire Benjamin préconise :

- la construction de neuf bastions en pierre reliés entre eux par un mur en pierre ;

- l'élargissement et l'approfondissement des fossés.

Pour cela, il faut de l'argent, de la main d'oeuvre, des matières premières :

- l'argent : la ville emprunte, augmente les impôts, diminue le taux des rentes (déjà la rage taxatoire !) ;

- la main d'oeuvre : elle ne manqua pas. Tout le petit peuple était prêt à se louer pour un salaire dérisoire, à creuser et à transporter la terre "à dos de bourrique". Les maçons et les tailleurs de pierre se recrutèrent facilement car le travail de la pierre était toujours en honneur ;

- les matières premières : la pierre calcaire abondait dans les environs ; la terre argileuse pour la fabrication des briques ne manquait pas non plus.

Namur devint ainsi une immense fourmilière.

En 1672, on redouble d'ardeur. On craint un siège imminent. Louis XIV a déclaré la guerre à la Hollande. Son armée a franchi la Sambre à Châtelet et, en route pour les territoires de l'archevêque de Cologne, campe à Boneffe en Hesbaye. Tout le monde est requis de mettre la main à la pâte. D'abord le clergé séculier, l'évêque de Grobbendonck, en tête, puis, jour après jour, les religieux de la ville, les séminaristes, les nobles avec leurs domestiques, les membres et le personnel du Conseil provincial, les membres du Magistrat avec leurs familles, les Jésuites avec leurs élèves, les bourgeois et le reste de la population, jusqu'à ce que tout soit en ordre.

L'ingénieur militaire Janssens a été désigné par le Conseil des Finances de Bruxelles pour superviser les travaux.

En face de la porte en Trieux, on doit construire un bastion "en dur", que l'on appellera "bastion de Monterey" du nom du Gouverneur général des Pays-Bas de 1670 à 1675. Ce bastion remplace le bastion Saint-Joseph, en terre. Il enveloppe la porte et se rattache par sa branche de gauche à l'ancien rempart médiéval, par sa branche droite, à une courtine moderne qui le relie au bastion des Croisiers.

L'ingénieur Janssens va proposer une modification à la porte de Bruxelles : supprimer le passage à travers l'ancienne demi-lune et en créer un autre à travers la courtine plus à l'est (figure 1 ci-avant).

C'est l'entrepreneur Gérard Chavée qui obtint la construction de la nouvelle courtine, depuis le flanc du bastion derrière les Croisiers jusqu'à celui de la porte de Bruxelles, ainsi que des deux nouveaux bastions qui devaient la flanquer.

En décembre 1661, le gros oeuvre est presque terminé.

L'année suivante, on dressa le comble de l'édifice et on acheva le pont de pierre muni d'un pont-levis et d'un "tape-cul" qui franchissait le fossé sur des piliers de pierre de taille.

C'est alors la touche finale ; la façade de la nouvelle porte est ornée des armes du roi d'Espagne, du gouverneur du comté, le comte de Meghen, et de la Ville.

Avant que ne prennent fin les travaux, le Magistrat manifesta violem­ment son mécontentement sur la manière dont ils avaient été menés. Il avait prêté une oreille particulièrement attentive aux accusations répandues par un entrepreneur évincé, un certain Pierre Massart qui accusait son concurrent d'employer du ciment "trafiqué". Il en résulta une grande confusion. Chavée fut arrêté. Bruxelles enleva la cause à la juridiction du Magistrat et la confia au Conseil provincial. On entendit de nombreux témoins. On fit même des brèches pour juger de la qualité de la construction. Finalement, Chavée fut acquitté et relâché. La construction fut jugée "de bon aloi". La ville dut payer la réfection des brèches.

3e phase

À partir de 1680, on compléta la ligne des bastions par des ravelins, des redoutes, des demi-lunes. Toutes ces constructions modifièrent notablement les abords de la ville. On dut détruire des arbres, démolir des "maisons de cortillage, des censes, des hostelleries de grande valeur".


Démantèlement

Le 6 juin 1781, la porte de Bruxelles reçut la visite de Joseph II.

Il y trouva un homme en train de cuisiner. Or la porte servait de magasin à poudre et de prison pour les militaires hollandais. L'empereur proposa de transférer cette prison dans la porte de Fer. Mais voilà, celle-ci servait de prison à l'Official qui est la juridiction de l'évêque. Finalement, le Magistrat (administration de la Ville) proposa d'aménager une prison dans le quartier Saint-Lambert (casernes).

En 1782, Joseph II ordonna le démantèlement des fortifications. On se contenta de faire des brèches dans les murs, de les utiliser comme carrière. Les portes furent épargnées mais on ne les entretint plus. L'enceinte bastionnée disparut peu à peu et le quartier changea d'aspect.

Le 7 avril 1798, la porte de Bruxelles s'écroula.

Ainsi éventrée, elle montrait ses souterrains en plein cintre et ses salles d'armes aux nervures ogivales. Durant plusieurs années, on respecta les vestiges de la porte (figure 2).




En 1802, le terrain fut déblayé et garni d'une grille entre deux aubettes où siégeait l'octroi.


Régime hollandais

Le 20 juin 1815, la porte fut l'objet de furieux combats lors de la retraite de l'armée Grouchy ; les combats seront narrés dans un prochain Bulletin.

En 1820, les Hollandais reconstruisirent une nouvelle porte de Bruxelles à 60 mètres de la rue de Bruxelles dont l'extrémité fut barrée par le rempart (figure 3).




Cette porte était reliée au faubourg de la Sainte-Croix par un pont en pierre comprenant quatre arches qui enjambaient l'étang Querité renommé pour ses brochets et dont on a conservé le centre pour la pièce d'eau du parc Louise-Marie. Les quatre arches ont récemment (1991) été dégagées par la démolition du kiosque. Une route pavée garnie de bancs de pierre et bordée de chaque côté de quatre rangées de magnifiques peupliers, séparés de la voirie centrale par des balustrades en bois, allait de la Porte à l'endroit du tunnel du chemin de fer (avenue des Combattants). C'était le Corso, la promenade de prédilection du Tout Namur.


Depuis l'indépendance

Vers 1860, sous le bourgmestre Defer, les portes de la ville et les remparts médiévaux furent rasés, sauf la porte de La Plante, qui subsista jusqu'en 1893 pour des raisons militaires, et la porte Bordial qui existe toujours. Le chemin qui conduisait de la rue de Bruxelles à la porte "hollandaise" fut cédé à la Banque nationale et aux riverains qui y aménagèrent des jardinets. En 1903, sur le premier jardinet, la Banque nationale érigea son siège namurois.


Date de mise à jour : Jeudi 10 Décembre 2015