Tome V - Fascicule 2 - avril-juin 1992


Les monuments de la ville de Stavelot

Michel VIATOUR


Lorsqu'on entre dans la belle petite ville de Stavelot, en venant du village de Lodomez, dans la descente de la rue Chemin du Château, face au numéro 15, on remarque une première stèle qui a été posée en mai 1989.

1989, l'année du 45e anniversaire de la Libération et aussi de la bataille des Ardennes (du 16 décembre 1944 au 15 janvier 1945).

Après le soulagement et les fêtes de la Libération, ce fut le dur et brusque retour des Allemands dont Stavelot fut l'une des villes martyres.

Cette stèle a été coulée en bronze dans les ateliers de l'École technique provinciale de Verviers à la mémoire des soldats américains tombés le matin du 18 décembre 1944 pour la défense de Stavelot.


Quelques centaines de mètres plus bas, un autre monument, une stèle et une croix, rappelle la mort de 26 victimes civiles stavelotaines durant l'hiver 1944.


En franchissant le pont sur l'Amblève, une stèle scellée dans la maçonnerie du parapet rappelle les durs combats pour la défense de ce pont.


Place Saint-Remacle, magnifique ensemble architectural, au pied de la maison portant le n° 31, une borne du TCB (Touring Club de Belgique) est là pour visualiser l'avance extrême des Allemands durant l'hiver 44/45.

Scellée dans le mur de soutènement de la route principale, côté parking, une autre stèle commémore les faits d'armes de la 30e Division d'Infanterie US et plus particulièrement de son 117e régiment.

Dans le parc situé entre la route et l'abbaye, le visiteur admirera aussi le magnifique monument communal (14/18 et 40/45) dont la symbolique du renouveau représente les semailles et les blés, le semeur et la femme. Une stèle est scellée sur une des faces de ce monument en hommage à trois Stavelotains, Élise et Constant Grandprez et André Grégoire, fusillés par les Allemands le 8 mai 1917 à la Chartreuse (Liège).


Non loin de là, dans une pelouse, une stèle est dédiée aux Alliés tombés pour la Libération de Stavelot en septembre 1944 (celle-ci a été posée lors des cérémonies du 40e anniversaire de la Libération, le 14 octobre 1984).

Dans ce même parc, il convient aussi de rendre hommage à cet enfant du pays, le général baron Jacques de Dixmude, dont le buste repose fièrement sur un socle de pierre.


Reprenant la route vers le circuit de Francorchamps, le regard ne manquera pas de s'arrêter sur l'imposant monument national aux Démineurs.

Le texte, gravé en français et en néerlandais, rappelle que ce monument est dédié aux quelque 150 démineurs tombés par action de déminage.

Une sculpture, due à A. Segers, représente un démineur ; d'autres symboles figurent aussi sur ce monument : les écussons des neufs provinces, une hure de sanglier, une bombe?


Date de mise à jour : Mercredi 25 Novembre 2015