Tome III - Fascicule 9 - janvier-mars 1988


Le fort d'Embourg (4)

Gaston SALLE


Traduction par le Colonel-Médecin Mathar d'un extrait de L'Histoire de la Guerre, par H. STEGMAN, fourni par la Bundesarchiv-Militärarchiv de Fribourg (République fédérale allemande).


Les combats préliminaires

Dès que les déclarations de guerre avaient été lancées, les chevaux de la cavalerie de reconnaissance mordaient déjà leurs brides et, bientôt, on assistait aux premières escarmouches à proximité des frontières.

Le 3 août déjà, des chasseurs alpins français montèrent à l'ouest sur la crête des Vosges pour gagner les hauteurs des cols du Donon jusqu'au col de Bussang ; des aviateurs français apparurent au Rhin, essayant de faire sauter les ponts de chemin de fer, des cavaliers allemands traversaient la Porte de Bourgogne, pénétraient dans les bois de Delle pour s'y livrer à des reconnaissances en vue de détecter l'avance à laquelle on s'attendait. Près de Nowossielica, sur la frontière entre la Bukovine et la Bessarabie, Autrichiens et Russes se heurtaient ; depuis le Niemen jusqu'à la Vistule, des Cosaques et de la cavalerie de ligne russe, armée de canons légers, attaquaient le mince réseau de la garde-frontière prussienne ; enfin, à Kalich et à Czenstochau, des avant-gardes allemandes pénétraient en territoire russe. Les premiers coups de canon furent tirés devant Belgrade et le 2 août l'artillerie de la marine allemande tirait à Libau, près de la côte de Courlande, et à Philippeville en Algérie. Il s'agissait de mouvements de reconnaissance et de couverture derrière lesquels le déploiement des forces armées s'effectuait suivant les plans prévus.

De l'avis général, le délai nécessaire pour le déploiement et la mise en marche des armées de terre devait être estimé à au moins 14 jours.

Brusquement, le quatrième jour déjà de la mobilisation allemande, une avance contre la frontière belge et la position fortifiée de Liège, déchirait le voile. La campagne de l'ouest avait débuté d'une manière inattendue, même avant que le déploiement n'ait été terminé. D'un violent élan, Siegfried lançait la pierre contre la tour, dont la chute faisait s'écrouler tout l'édifice stratégique de l'ennemi de l'ouest.

Le plan de campagne allemand partait du principe qu'il était indispensable pour la sauvegarde du pays d'atteindre le territoire français le plus rapidement possible et le plus sûrement possible, de percer de manière décisive à un endroit vulnérable et d'imposer ainsi sa loi à l'ennemi.

Étant donné qu'il paraissait inutile de vouloir s'attaquer au front de la Moselle et de la Meuse, d'autant plus que cela aurait exigé une incroyable articulation en profondeur des armées entassées l'une sur l'autre, l'idée de traverser la Belgique devenait la base du mouvement d'attaque.

La marche en avant impliquait un mouvement énorme de l'aile droite, ce qui, en cas de réussite, devait aboutir au contournement et à l'encerclement de l'ennemi. Afin d'amener l'armée prête au coup jusque tout contre l'ennemi et de protéger les lignes de communication les plus importantes du front allant de Metz à Aachen, des parties du VIIIe corps d'armée pénétraient le soir du 1er août dans le Grand-Duché de Luxembourg et prenaient possession des lignes de chemins de fer, ponts et autres points stratégiques.

Le 2 août au matin tout le réseau de communication du Luxembourg était entre les mains des Allemands et servait maintenant à la 5e armée pour faire front face à la ligne Longwy - Audun. De la sorte le front d'attaque sur la ligne de base Aachen - Malmédy - Luxembourg - Metz était fixé.

Si Metz, forteresse indépendante, se trouvait à l'aile gauche de ce front, la position fortifiée de Liège menaçait sur l'aile droite et bloquait l'accès à la partie belge de la vallée de la Meuse. Seule une avance frappant comme un coup de tonnerre pouvait ouvrir l'accès et assurer le succès de l'attaque allemande.


Le coup de main

Le 4 août 1914, deux brigades sur pied de paix, renforcées d'un peu de cavalerie et d'artillerie, le tout sous les ordres du général von Emmich, furent lancées contre la forteresse. Des unités des VIIe, IXe et Xe corps d'armée suivaient. Non mobilisés, sans attendre le personnel complémentaire et sans l'équipement de guerre complet, les régiments se mettaient en marche. Il s'agissait de prendre Liège en coup de main ou par une attaque en force.

Le soleil d'août chauffait fort lorsque les troupes allemandes pénétraient en marche forcée dans le paysage vallonné et boisé. La frontière fut franchie à Aachen et plus au sud en direction de Verviers ; des pointes de cavalerie, des camions et des trains blindés poussaient en direction de la ligne de la Meuse. Sur les hauteurs autour de Liège, la présence des troupes belges fut constatée ; il s'agissait d'une partie de la 3e division d'armée et de la 16e brigade, auxquelles le général Leman avait fait appel pour la défense. Les hommes se retranchaient entre les forts. Au cours de leur avance, certaines colonnes allemandes avaient déjà rencontré de la résistance. Les routes avaient été rendues impraticables, des arbres abattus, des fossés creusés et des barricades dressées. Avant que les pointes avancées n'aient été en contact avec l'ennemi devant, la "petite guerre" éclatait derrière et sur flancs. Des gendarmes belges et des compagnies de cyclistes l'encourageaient adroitement. Les villages crachaient du feu ; des champs de blé et des sous-bois partaient des coups de feu. Des hommes en sarrau et des femmes participaient au combat, qui dans l'éclatement de la passion partriotique et dans le sentiment de la violation du territoire neutre, faisaient fi des règles de l'humanité et de la Convention de la Haye et qui, tout en rendant la guerre du peuple belge pour la liberté très sanglante, appelaient des mesures de représailles terribles ; celles-ci ont laissé des traces au pays par la destruction de maisons, de villages et de villes.

De la sorte, l'avance des troupes allemandes a été marquée par le sang. Néanmoins, la poussée des colonnes allemandes a eu le dessus et, irrésistiblement elles avançaient vers la ceinture des forts pour déborder la position par l'est et par le sud ; tandis qu'à Visé, plus en aval de Liège, la traversée de la Meuse fut obtenue après de sauvages combats de rues. Témérairement, une poignée de cavaliers traversait les intervalles entre les forts de l'est et pénétrait dans la ville qui n'était protégée par aucune ceinture. En plein galop, ils passaient par les rues, bousculaient des Lanciers et tentaient de s'emparer du commandant de la position fortifiée, le général Leman. Vaincus par des forces supérieures et dispersées, ils ont bien vite dû abandonner leur entreprise inouïe ; quelques uns seulement sont revenus.

Le coup de main sur Liège avait échoué.


L'attaque en force

Et maintenant, après la marche forcée de 40 km, l'infanterie attaquait immédiatement. Dans un demi-cercle tracé du nord au sud, la forteresse a été attaquée en force le 5 août de Liers au nord jusque Boncelles au sud de la ville. Sur l'aile droite, il y avait des chasseurs du Mecklenbourg ; à côté d'eux des Rhénans attaquaient Wandre et Rabosée ; dans le centre, direction Fléron, la 14e brigade attaquait ; des Brandebourgeois et des Hannovriens se battaient à l'aile gauche pour Embourg et Chaudfontaine. L'équipage comptant sur des renforts, se défendait avec courage. La première attaque contre les forts se soldait par un échec. Avec lourdes pertes, les attaquants approchaient lentement les 6 et 7 août vers le front sud et s'accrochaient dans les angles morts ; par contre, les unités qui, près de Liers, étaient passées sur la rive gauche de la Meuse, furent obligées par les forces principales belges à se replier.

Entre-temps, la cavalerie avait traversé la Meuse au nord de Visé ; la défense belge du fleuve avait été dépassée et rejetée sur les forts ; la cavalerie allemande, avec ses canons et ses bataillons de chasseurs avançait en Campine. Là, on ne voyait encore rien de l'armée de campagne belge.

Le deuxième jour passait sans plus de résultat ; les régiments allemands fondaient au feu. Une contre-attaque de la 11e brigade belge brisait l'attaque violente et la bloquait.


La conquête des fortifications extérieures

Voilà qu'arrivait péniblement d'Aachen l'artillerie lourde, qui prenait position au crépuscule. Tard le soir, arrivaient encore deux régiments d'infanterie et se jetaient dans la bataille. La lune brillait au-dessus de la cuvette de Liège et éclairait le paysage, les forts, la ville et les cours d'eau de la Meuse, de l'Ourthe, de sa pâle lumière. Sous la protection d'un violent tir d'artillerie, les positions d'infanterie allemandes furent poussées en avant et l'attaque contre les intervalles entre les forts recommençait. Le général Leman y opposa les 12e et 9e brigades et faisait venir en renfort de Huy la 15e, mais maintenant l'attaque allemande était irrésistible. Le 6 août déjà, les troupes de campagne belges évacuaient la rive droite de la Meuse ; le même jour encore, elles entamaient la retraite, poursuivies par la cavalerie, laissant ainsi - sur ordre du général Leman - la forteresse à son sort.

La nuit même, parmi les forts, la force de résistance de Fléron, Embourg et Barchon fut ébranlée. Vers une heure du matin, un Zeppelin apparaissait au-dessus des forêts noires de l'est, descendait à hauteur de la forteresse et larguait des bombes de fort calibre sur la Chartreuse et sur la ville même, ce qui provoquait une panique terrible.

Au matin, une brèche avait été créée dans la ceinture des forts au sud-est ; deux ouvrages avaient été réduits au silence. Des unités de la 14e brigade s'engouffraient dans la brèche et avançaient jusqu'aux traversées de la Meuse, où les Belges avaient fait sauter les ponts. Cette percée aussi avait coûté très cher. Le Commandant de la 14e brigade, le général von Wussow fut tué ; à sa place, le général-major Ludendorff entraînait les hommes à l'assaut. Le général von Bulow était victime d'une balle de franc-tireur et devant l'escarpe d'un fort crachant du feu, le prince Friedrich zu Lippe tombait mort à côté de son drapeau au milieu de quelques courageux.

Comme maintenant, on pouvait prendre par le flanc les forts qui tenaient encore sur la rive droite et qu'ils pouvaient être pris sous le feu de l'artillerie au départ de la Chartreuse, leur force diminuait peu à peu. La tempête des régiments allemands par la gorge des forts allait planter leur drapeau sur les remparts verts.

Deux bataillons belges qui n'avaient pas été touchés par l'ordre de repli, se défendaient encore jusqu'au 13 août dans l'angle d'embouchure entre l'Ourthe et la Vesdre, après quoi ils se défilaient à travers les lignes allemandes en direction d'Awans et de Namur. C'était tout ce qui avait pu s'échapper des unités de front de l'est.

Pendant ce temps, les forts de la rive gauche de la Meuse résistaient toujours sans défaillance. Il n'y avait aucune raison de les prendre d'assaut, car il n'y avait aucune armée de secours et l'artillerie lourde de siège avait eu le temps d'arriver. C'est à celle-ci qu'incombait la mission de réduire au silence ces forts tandis que les régiments victorieux de von Emmich se déployaient en quelque sorte seulement maintenant à Liège même en tant qu'aile droite de la première armée et y recevaient leur personnel de complément ; ces régiments ont donc seulement été "mobilisés" dans la forteresse conquise.

On pourrait tracer ici un parallèle avec la mobilisation française de 1870, lorsque des régiments français reçurent seulement leur personnel de complément sur le champ de bataille de Wörth ; mais quelle différence entre la situation tactique et la sûreté d'exécution.

Mais le grand blocage de la Meuse n'était pas encore complètement maîtrisé. Les forts qui, sur la rive gauche de la Meuse, barraient les routes et les chemins de fer, devaient tomber.

À cet effet le parc d'artillerie fut mis en position sur la rive droite de la Meuse. Pour assurer la direction de la défense de la rive gauche, le général Leman s'était rendu au plus solide des forts, celui de Loncin. Il refusait obstinément de se rendre et croyait pouvoir retarder de quelques jours l'avance allemande. Le commandement de l'armée belge comptait chaque heure et espérait déjà voir débarquer dans quelques jours l'armée britannique à Ostende.

D'après tout ce qui s'est passé, l'armée française ne pouvait tarder non plus et elle était attendue devant Namur pour donner la main à l'armée belge avant la chute de Liège.

Le 11 août commençait le bombardement des forts de la rive ouest situés plus au sud et cela avec des canons de 15 cm ; les couvertures extérieures furent rasées. D'abord, on ne touchait pas au noyau du fort de Loncin, contre lequel devait se porter l'attaque principale, mais la mise en oeuvre des pièces de 21 cm causait de graves dégâts et paralysait les forces vives de la défense. L'escarpe de la gorge fut détruite et le remblai d'une batterie de flanc démoli. De la fumée asphyxiante pénétrait dans les locaux fermés et obligeait l'équipage à se réfugier dans les galeries. Le bombardement dura jusqu'au matin du 15 août, après que toutes les installations d'éclairage et d'aération étaient démolies ; seules subsistaient les tours blindées et les casemates. Là, l'équipage résistait héroïquement. Et vers 2 heures de l'après-midi, un obus de dimensions inouïes tombait sur l'ouvrage. Cette nouvelle arme ne tirait que peu de coups ; il s'agissait d'un obusier de 42 cm secrètement mis au point dans les ateliers de Krupp, portée de 12 à 15 km tout en gardant un bon effet de tir. Après cela, le fort de Loncin était en ruines, déchiré jusqu'au noyau du béton. Les tours blindées furent jetées sur les côtés comme des boites de tôles éclatées, les canons détruits, les remparts transformés en entonnoirs, où il ne restait rien de vivant.

Dans une lettre adressée â Sa Majesté le Roi, le général Leman a été le premier à décrire l'oeuvre de destruction réalisée par ces obus : "Quand ils arrivaient, nous entendions dans l'air le sifflement, qui peu à peu progressait jusqu'à devenir le hurlement d'un ouragan enragé pour se terminer par un coup de tonnerre terrible. D'immenses nuages de poussière et de fumée se propageaient sur le sol tremblant".

À 4 heures 20 du matin, un de ces projectiles faisait sauter le fort de Loncin et enterrait l'équipage.

Des décombres, on retirait le courageux commandant, qui avait perdu connaissance. Voyant cette destruction, les derniers forts hissaient le drapeau blanc. Seul le major Namèche, qui commandait le fort de Chaudfontaine, refusait de se rendre et se faisait sauter avec l'ouvrage qui lui avait été confié.



Traduction par le Colonel-Médecin Mathar d'un extrait de Der Volkerkrieg, Ober Kommando des Heeres, Ber. St d H., Fremde Heere West, n° 44/40 g. Kdos (15.01.1940), fourni par la Bundesarchiv-Militärarchiv


L'armée et les fortifications belges

L'armée belge a été réorganisée suite à la décision prise en 1913. Conformément à celle-ci, la force sur pied de paix devait être portée de 43.000 à 100.000 hommes et les effectifs sur pied de guerre à 150.000 pour les fortifications (dont 90.000 rien que pour Anvers) et 60.000 de réserve.

Au début de la guerre, cette réforme était en pleine réalisation, mais loin d'être terminée ; pour l'armée de campagne, il existait tout au plus 100.000 hommes et 80.000 pour les fortifications.

À côté de l'armée proprement dite, il y a encore la garde civique. Sa valeur militaire est minime ; sa mission est d'assurer la mobilisation, de protéger les routes et l'approvisionnement.

L'armée est probablement subdivisée en six divisions d'armée comportant chacune trois brigades à deux régiments. Chaque brigade dispose de trois batteries d'artillerie à quatre pièces. Chaque division, en tant qu'unité stratégique, dispose en outre de 36 pièces d'artillerie et d'un régiment de cavalerie. De plus, une division de cavalerie sera mobilisée : elle comporte trois brigades à deux régiments et dispose de trois batteries à cheval, d'un bataillon cycliste et d'une section de génie. Elle est donc articulée de façon très moderne.

L'armement est valable, seul le fusil de l'infanterie n'est pas tout â fait à la hauteur. Le fusil Mauser, modèle 1889, calibre 7,65 mm à répétition, tire des balles à tête ronde avec une vitesse initiale de 600 mètres seconde. La précision du tir n'est pas des meilleures ; c'est pourquoi des essais avec d'autres projectiles étaient en cours. Les mitrailleuses Maxim, modèle 1911 sont utilisables ; elles sont transportées à dos d'âne. La cavalerie est dotée de sabres courbés ; seuls les lanciers disposent de lances. Tous les cavaliers sont équipés d'une carabine Mauser 7,65 mm.

L'artillerie de campagne (8 régiments pour l'armée de campagne) dispose de canons modèle 1905 système Krupp calibre 7,5 cm avec amortisseur à recul et bouclier de protection ; ils tirent en "shrapnels". Il n'y a pas encore d'obusiers de campagne. Chaque batterie comporte six canons et 13 voitures blindées à munitions.

Le matériel des forts est d'une importance particulière : il se compose d'obusiers de 15 cm et de 21 cm, ainsi que des mortiers de 15 cm et de 8,8 cm. Le projet d'achat d'obusiers de 12 cm avec canons à amortisseurs de recul n'a probablement pas pu être réalisé. Les troupes techniques sont équipées de matériel moderne. Il existe 3 ballons dirigeables, un 4e serait en voie de construction.

De tout temps, la Belgique a attaché une grande importance au perfectionnement de ses fortifications. Le motif en était l'importance très faible de son armée du temps de paix, qui ne pouvait compter que sur un système de fortifications adéquat pour pouvoir retenir pendant un certain temps un ennemi pénétrant dans le pays.

L'idée de traverser la Belgique tombe sous le sens, puisque la vallée de la Meuse représente la liaison la plus directe entre Paris et Berlin. C'est ce que prévoyait la Belgique et elle a essayé tout d'abord de bloquer la vallée de la Meuse. Ensuite, en prévision de la chute des fortifications de cette région et afin de prévenir l'anéantissement de l'armée, dans l'impossibilité de résister en campagne, elle a fait d'Anvers une place forte de premier rang.

La ligne de la Meuse comporte les grands camps fortifiés de Liège et de Namur, reliés entre eux par le fort de Huy. Liège dispose de 12 forts solides, situés de part et d'autre de la Meuse et pourvus de coupoles blindées. L'armement est très important ; les bâtiments sont bétonnés de façon moderne. Le fort de Huy est un fort d'arrêt au sens moderne du mot et contrôle les passages de la Meuse. Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse, est déjà important de par sa situation. Une ceinture de 9 forts solides en fait une place d'armes capable de résister.

Grâce au constructeur de forteresses bien connu, le général Brialmont, Anvers sur l'Escaut est devenue une des places fortes les plus importantes du monde entier. Au cours des dernières années, une nouvelle boucle de travaux très avancés y a été ajoutée. La circonférence des solides lignes continues des forts est de plus de 100 kilomètres.


Date de mise à jour : Mardi 3 Novembre 2015