Tome III - Fascicule 3 - juillet-septembre 1986


Quelques chiffres concernant le coût des forts "Brialmont" de Liège et de Namur

Günther SCHALICH


Introduction

Lorsque l'on recherche des documents ayant trait aux nouveaux forts de Liège, ou aux transformations effectuées aux anciens forts de cette ville, ou à ceux de Namur, on s'aperçoit, qu'il est, de beaucoup, plus facile d'obtenir des informations exactes sur la construction des forts de 1887 à 1892 que sur celle des forts de 1940 ; car, pour ces derniers, beaucoup de documents ont été détruits par le feu.

Il est surprenant de trouver à l'étranger, de très bonnes relations à ce sujet, comme par exemple, un livre allemand du Lt-Col du Génie Reinhold Wagner, qui s'étend sur le coût des forts de Liège et de Namur et démontre les avantages des fortifications cuirassées.

Ci-après quelques détails qui pourraient intéresser le lecteur.


Historique

Déjà en 1882, le général Henri Alexis Brialmont, dans son livre Situation Militaire de la Belgique, exigeait des fortifications sur la Meuse. En particulier, les villes de Liège et de Namur devaient être entourées d'une ceinture de forts des plus modernes, afin de contribuer à la défense de la neutralité de l'état, créé en 1830 : Liège contre l'Allemagne et Namur contre la France. Brialmont attaquait les politiciens belges responsables, parce qu'ils n'étaient pas prêts à suivre ses propositions. Lorsque, vers le milieu des années 1880, les relations déjà tendues entre l'Allemagne et la France s'aggravèrent, les responsables se décidèrent très vite, car la situation de la Belgique avait déjà tenté plusieurs fois ses puissants voisins.

Le 31 décembre 1886, Brialmont fut invité par le Ministre de la Guerre à faire des propositions, concernant les fortifications de la ligne de la Meuse. Le Roi, le lendemain, lors de la réception du Nouvel An, exigea de Brialmont une solution rapide, afin que le Gouvernement puisse faire les propositions aux Chambres. Brialmont avait fait depuis longtemps des travaux sur ce thème et put présenter le 15 janvier 1887 un projet, qui contenait aussi les premiers calculs du coût de l'opération. 

La ville de Liège devait recevoir une ceinture, comprenant six grands forts et six petits ; la Citadelle et la Chartreuse pouvaient être abandonnées.

Namur recevait sept nouveaux forts, la Citadelle étant maintenue. Le 1er février 1887, on décidait que la Citadelle serait elle aussi abandonnée, mais on prévoyait maintenant quatre grands forts et cinq petits autour de la ville.

Le même jour, Brialmont présentait aussi les plans généraux des deux catégories de forts à construire.

Sous restrictions de ne pouvoir calculer exactement le coût des travaux qu'après avoir reçu un rapport géologique et un rapport sur les forts qui pourraient être construits sans murs de revêtement (le fossé devant être creusé dans le roc), il établit un devis de 2.088.000 frs par grand fort et un de 956.000 frs par petit fort.

Le 11 février 1887, le Ministre de la Guerre présenta aux Chambres des devis de 2 et de 1 millions par fort et n'exigea que 24 millions au lieu des 51 prévus. Visiblement on voulait, comme cela s'était déjà passé pour le budget des fortifications d'Anvers, amener les Chambres à admettre le projet. On ne commençait donc pas avec un "gros ballot", mais on voulait avancer par "petits paquets", car le Gouvernement d'alors s'appuyait sur une majorité cléricale, qui avait toujours prôné un budget militaire restreint.

Entre-temps on aurait eu connaissance des graves effets des torpilles, en particulier de celles lancées, pendant l'été 1886, sur le fort de la Malmaison en France. Ceci amena fatalement de nouvelles planifications et de nouveaux frais ; les murs de revêtement devenaient maintenant irrémissibles et l'artillerie, qui devait être entièrement sous cuirasses, devait être augmentée.

Fin février 1888, Brialmont mit le Ministre de la Guerre au courant de la nouvelle situation et présenta, le 1er mai 1888 un nouveau devis, ainsi que des prescriptions pour les entrepreneurs ("le devis et le cahier des charges").

Le 6 mars 1888, le Ministre de la Guerre reçut du Col Tournay, Directeur du Département Génie du ministre, une note intitulée "Évaluation de la dépense pour la construction des forts de Liège et de Namur, d'après le devis et le cahier des charges, présentés par l'Inspecteur Général du Génie, pour ce qui concerne les quantités."

Suite aux sommes évaluées, reprises dans le texte, les premières divergences apparurent entre Brialmont et le Ministre de la Guerre. Les points principaux des nouveaux calculs du coût étaient les suivants :

Terrassements

4.352.000 Frs

Bétonnage

26.850.000 Frs

Ouvrages en briques

346.048 Frs

Coulage de ciment

668.206 Frs

Recouvrements en mortier ou ciment

237.072 Frs

Divers

735.000 Frs

Achats des terrains

900 .000 Frs

Blindage (cuirasses)

20.000.000 Frs

soit un total de

54.088.326 Frs


Le Ministre de la Guerre ne s'attendait pas à de pareils frais. On était si consternés, qu'on voulut arrêter les travaux.

Le 10 avril 1888, un crédit de 54.000.000 Frs fut toutefois demandé.

La "Section Centrale", un office qui avait à contrôler les "budgets spéciaux, demanda des données exactes. Sans que Brialmont ne le sache, elle reçut le rapport Tournay, duquel la souscription importante avait été écartée. Ce fut une nouvelle déception, due à de pures raisons tactiques de la politique. Il est donc surprenant, avec le recul, de constater que les 54 millions furent finalement accordés sans aucun autre contrôle.


Les travaux commencent

En mai 1888, des contrats furent conclus avec des entrepreneurs en bâtiment, ce qui permit de commencer les travaux en juillet 1888. Les recherches géologiques étaient en partie terminées (dans un cas, elles ne furent seulement terminées qu'en mai 1889). Très tôt, on s'aperçut que les estimations étaient totalement insuffisantes. Qu'on devait s'attendre à de nouveaux frais supplémentaires, cela allait de soi.

Par la suite les entrepreneurs rencontrèrent pas mal de surprises désagréables.

1. Pour deux forts, des puits de mine plus profonds étaient nécessaires pour arriver à poser les fondations sur le roc.

2. Pour deux forts, des renforts essentiels du revêtement étaient nécessaires.

5. Pour six forts, des talus plats étaient nécessaires pour éviter des éboulements.

4. Pour un fort, le revêtement de l'escarpe dut être entièrement rénové.

5. La construction calculée pour un fort en terrain rocheux dut être complètement recalculée pour un terrain normal de terre.

6. Pour plusieurs forts, des parties rocheuses non prévues durent être enlevées.

7. Pour d'autres forts, les bonnes terres nécessaires manquaient ; il fallait les y apporter péniblement.

8. Pour trois forts, on fit la désagréable découverte qu'on se trouvait sur d'anciennes mines de charbon, de minerai de fer ou de marne.

9. Finalement pour quatre forts, on tomba sur des sources ou sur des eaux souterraines. Pour trois de ces forts, on dut ériger un système de drainage et un canal d'évacuation de l'eau. On dut même construire une galerie souterraine tout autour d'un des forts.

Il apparut aussi qu'un projet aussi gigantesque était, pour les firmes qui en avaient entrepris la construction, un domaine totalement nouveau. Le manque d'expérience en la matière ne permit pas de tenir les délais de construction de 30 mois, qui avaient été prévus. On dut en effet manipuler plus de 3.000.000 m³ de terre et de roc, dont 900.000 m³ plus d'une fois et transporter 1.200.000 m³ de béton.

En mars 1889 on s'aperçut qu'un fort supplément de ciment serait nécessaire et, déjà fin 1889, on constata qu'aux 54 millions de frs on devrait encore ajouter un supplément de 9 millions de frs. Le Gouvernement et les membres des Chambres en furent informés ou pouvaient facilement s'en informer eux-mêmes.

On se tut cependant pour raisons politiques. C'est seulement à l'été 1891 qu'arriva le gros coup : avec une indignation simulée on prit connaissance du coût final de 71,6 millions de frs ; les prévisions avaient été dépassées de 4.452.000 frs pour le terrassement, de 3.838.000 frs pour le bétonnage et de 451.000 frs pour les achats de terrains.

Les politiciens responsables ne se manifestèrent pas, ou bien, ils rendirent Brialmont responsable ; celui-ci avait pourtant toujours attiré l'attention sur l'insécurité des prévisions de coûts de ce genre.

Il faut aussi faire remarquer qu'aucune agitation de ce genre n'était intervenue lors d'autres grands projets, par exemple les prévisions du coût pour le Canal du Centre. Là, les 30 millions prévus étaient passés à 70 millions, sans qu'aucune protestation ne voie le jour.


Le coût du blindage

Concernant les coupoles cuirassées, il y eu d'abord, en septembre 1887, une proposition de la firme allemande Gruson. Les Allemands proposaient d'abaisser le prix des coupoles en moyenne de 10%, si on leur assurait une commande minimum de 12,5 millions de frs. Le total des 171 coupoles aurait coûté 17.409.378 frs, sans compter le transport à partir de Magdeburg ni le montage sur place.

Contre ces proposions allemandes s'éleva bientôt une résistance ; les industriels belges de l'acier, qui jusqu'à ce moment n'avaient jamais fabriqué de constructions cuirassées, ainsi que des firmes françaises de constructions cuirassées voulaient participer à la transaction. Comme le Gouvernement ne voulait pas et ne pouvait pas entrer en conflit avec sa propre industrie ni avec l'ambiance francophile de la Wallonie, on répartit la livraisons entre toutes les firmes étrangères, à condition qu'elles s'associent aux firmes belges, afin que ces dernières puissent acquérir la technique de finition de cette spécialité.  Cette répartition avait l'avantage de diminuer les délais de livraison, mais aussi le désavantage d'occasionner des frais plus élevés. Les 171 coupoles arrivèrent à un coût de 21.210.775 frs, auxquels il fallait ajouter 3.000.000 frs pour les essais, le transport et le montage. La décision de doter chaque fort d'une coupole à éclipse pour phare et observation fit monter le coût du blindage à 26,1 millions de frs. Ainsi on arriva à 45,5 millions pour le coût de la construction, sur les 71,6 millions cités précédemment.

Le tableau suivant donne le coût du blindage par catégorie de fort :

a) Petit fort

3 affûts cuirassés à éclipse: pour chacun, un canon à tir rapide de 57 mm à 35.500 frs

106.500 frs

2 coupoles cuirassées, pour chacune un canon de 120 mm à 195.000 frs

590.000 frs

1 coupole cuirassée avec 2 canons de 150 mm jumellés

290.000 frs

1 affût cuirassé pour obusier de 210 mm

112.000 frs

1 coupole à éclipse pour phare

70.000 frs

Transport et montage

115.000 frs

En tout:

1.083.500 frs


b) Grand fort

4 affûts cuirassés à éclipse: pour chacun, un canon à tir rapide de 57 mm à 35.500 frs

142.000 frs

2 coupoles cuirassées, pour chacune 2 canons de 120 mm à 231.500 frs

463.000 frs

1 coupole cuirassée avec 2 canons de 150 mm jumellés

290.000 frs

2 affûts cuirassés pour chacun un obusier de 210 mm à 112.000 frs

224.000 frs

1 coupole à éclipse pour phare

70.000 frs

Transport et montage

150.000 frs

En tout:

1.319.000 frs



Comparaison entre fort cuirassé et fort normal

Il n'est pas question ici de faire la liste des avantages et des désavantages des forts construits suivant les données de Brialmont. Revenons-en, encore une fois, au livre prodigieusement intéressant du Lt Col. du Génie allemand Wagner.

Les critiqueurs de l'introduction du blindage dans les fortifications étaient alors encore très nombreux, même au moment de la crise déclenchée par les torpilles, alors qu'on entreprenait les essais contre le fort de la Malmaison.

À Bucarest, une coupole allemande et une française, testées un mois durant (conseiller du Gouvernement roumain : général Brialmont), démontraient que l'acier et le béton étaient le seul avenir des fortifications.

Wagner prouve par d'intéressantes comparaisons que la construction de coupoles n'est pas seulement économique du point de vue financier et que les forts normaux, avec bouches à feu de rempart, ne reviennent pas moins chers.

Les grands forts de Liège et de Namur pouvaient intervenir avec 12 pièces d'artillerie sur le front, 8 sur chaque flanc et sur l'arrière (ça veut dire : 56 possibilités pour les pièces d'un fort, pas 56 pièces par grand fort) ; les petits forts, 9 à 8 pièces de front, 6 sur chaque flanc et 5 sur l'arrière. Pour obtenir une capacité de feu identique avec des bouches à feu de remparts ouverts, les grands forts auraient dû être construits pour 52 pièces, les petits pour 21 ou 22 pièces. Dans le cas de Liège et de Namur, pour 21 forts normaux on aurait eu besoin de 562 bouches à feu de rempart, alors que les forts du modèle Brialmont de la Meuse n'exigent que 212 pièces cuirassées (77 légères et 135 lourdes), d'où une économie de 4 millions frs pour le matériel d'artillerie, ainsi qu'une économie en personnel: au lieu de 4.400 hommes sans relève pour 562 bouches à feu de rempart on n'aurait besoin que de 1.200 hommes sans relève pour les pièces des forts cuirassés, le reste des soldats pouvant être épargné ou employé à d'autres tâches.

Notons aussi, ici, une économie dans le budget de la Défense et dans le budget des troupes en temps de paix. Beaucoup moins d'infanterie sur le fort, du fait que les coupoles à éclipse de 57 mm assuraient une défense rapprochée effective; une économie en achats de terrains et en matériel de construction pour les forts cuirassés, qui étaient moins étendus que les forts à remparts.

Pour terminer ce petit article, quelques tableaux serviront à apporter quelques éclaircissements en ce qui concerne les coûts de constructions, supplémentaires des forts de Liège et de Namur et rendre plus claire la courte comparaison précitée.


I. Coût d'un grand fort pour 32 bouches à feu de rempart

a) avant l'introduction des torpilles

Murs d'escarpe isolés 545 m. courants à 190 frs

103.550 frs

Revêtement adjacent 150 m courants à 820 frs

86.100 frs

Murs de contre escarpe, de face et de flancs, 630 m courants à 375 frs

223.250 frs

Murs de contre escarpe du front de gorge, 340 m courants à 300 frs

102.000 frs

Trous à lumière dans casemates à deux étages, 4.000 m² à 140 frs

560.000 frs

Trous à lumière dans casemates à un étage, 2.300 m² à 190 frs

437.000 frs

Trous à lumière dans canonnières isolées et coffres de gorge, 480 m² à 200 frs

96.000 frs

Quinze traverses creuses à 6.250 frs

93.750 frs

1er total  Construction des murs

1.711.650 frs

                                            Terrassements

534.000 frs

                                            Achèvement intérieur

225.000 frs

                                            Postes extraordinaire

129.350 frs

Total général

2.600.000 frs

 b) Après l'introduction des torpilles

Murs de contre escarpe de constructions diverses, 630 m courants à un prix moyen de 550 frs

1. 346.500 frs

Grilles de fer et obstacles divers

85.250 frs

Trous à lumière dans casemates à 2 étages, 4.000 m² à 300 frs

1.200.000 frs

Trous à lumière dans casemates à 1 étage, 2.500 m² à 375 frs

862.000 frs

Coffres de flanquement

240.000 frs

Quinze traverses creuses à 18.750 frs

281.250 frs

1er total  Construction des murs

3.015.000 frs

                                            Terrassements

600.000 frs

                                            Achèvement intérieur

225.000 frs

                                            Postes extraordinaire

160.000 frs

Total général

4.000.000 frs


II. Les coûts principaux des forts de Liège et de Namur

Les coûts en chiffres arrondis pour

Volume roc et terre remué (m³)

Coût de ce travail (frs)

Volume de béton employé (m³)

Coût de ce béton (frs)

Pour un des grands forts





de Liège

Minimum

128.000

209.000

56.000

1.537.000


Maximum

200.000

609.000

63.000

1.728.000

de Namur

Minimum

140.000

245.000

55.000

1.544.000


Maximum

157.000

548.000

68.000

1.930.000

Pour un des petits forts





de Liège

Minimum

91.000

122.000

37.000

996.000


Maximum

132.000

742.000

49.000

1.334.000

de Namur

Minimum

112.000

267.000

40.000

1.375.000


Maximum

230.000

961.000

51.000

1.451.000


En chiffres arrondis (frs)

Achèvement intérieur et divers suppléments

Direction des travaux et postes extraordinaires

Achats des terrains

Pour un des grands forts




de Liège

Minimum

136.000

40.000

49.000


Maximum

216.000

44.000

136.000

de Namur

Minimum

142.000

35.000

36.000


Maximum

233.000

41.000

138.000

Pour un des petits forts




de Liège

Minimum

93.000

38.000

33.000


Maximum

153.000

40.000

84.000

de Namur

Minimum

108.000

36.000

398 (!)


Maximum

184.000

40.000

49.000


Après tout ceci il ne faut pas s'étonner que, le blindage mis à part, de fortes différences de frais apparaissent par fort séparé, malgré qu'ils appartiennent à une même catégorie.

On en arrive, l'achat du terrain y compris, à :

Pour un grand fort de Liège

minimum

2.070.000 frs


maximum

2.663.000 frs

Pour un grand fort de Namur

minimum

2.300.000 frs


maximum

2.841.000 frs

Pour un petit fort de Liège

minimum

1.573.000 frs


maximum

1.948.000 frs

Pour un petit fort de Namur

minimum

1.891.000 frs


maximum

2.491.000 frs

Ce qui donne en moyenne :



Pour un grand fort de Liège


2.357.000 frs

Pour un grand fort de Namur


2.500.000 frs

Pour un petit fort de Liège


1.600.000 frs

Pour un petit fort de Namur


2.080.000 frs


Bibliographie

WAGNER Reinhold, Die Panzerbefestigung in ökonomischer Hinsicht, beleuchtet durch das Beispiel von Lüttich und Namur, Berlin, 1895.

BRIALMONT H. A., Situation militaire de la Belgique, Bruxelles, 1882.

BANNING Émile, Considérations politiques sur la Défense de la Meuse, Bruxelles et Paris, 1918.

SCHWALB Hans, Belgische Schießversuche gegen Panzerplatten und eine Panzerkuppel ? de : Mitteilungen über Gegenstände des Artillerie- und Geniewesens, Wien, 1910.

SCHALICH G., Bas Fort Loncin als Teil der Gurtelfestung Lüttich im August 1914, paru dans : IBA-Info 1/85 et 11/85, Köln, 1985.

L'auteur tient à exprimer sa gratitude à Messieurs FRISSON, qui a eu l'amabilité de traduire le texte allemand et TOCQUIN, qui l'a dactylographié (tous deux membres du CLHAM).


Date de mise à jour : Jeudi 29 Octobre 2015