Tome II - Fascicule 3 - juillet-septembre 1983


Le "Mémoire Liège"

Gunther SCHALICH


Je tiens à exprimer ma gratitude à Monsieur W. Fréson (membre du CLHAM), qui a eu l'amabilité de me traduire le texte allemand.

"Ces dernières années, sous l'influence clairvoyante du Roi, l'Armée belge a fait des progrès considérables. Elle ne semble pas capable de conduire un combat offensif, mais, en ce qui concerne la défense de la Patrie, elle ne doit pas être sous-estimée" (Mémoire Belgique, du 1er juin 1939).


Introduction

En fait, l'Armée belge ne fut pas sous-estimée. Jusqu'au 10 mai 40, lorsque les Allemands envahirent les États de l'Ouest européen, l'action des services de renseignements, contre la Belgique, fut très active, car celle-ci, comme en 1914, jouait un rôle décisif, dans les plans allemands.

Plusieurs mémoires, rédigés au moyen d'abondants rapports particuliers, facilitèrent l'estimation de l'ennemi.

Il ne s'agit pas, ici, d'essayer de donner une vue globale des activités des Services de renseignements allemands, en Belgique, ni de lever le voile, sur les actions de renseignements des différentes divisions déployées, le long de la frontière germano-belge, ou de celles de la Gestapo et d'associations nazies illégales, des Cantons rédimés ; ces thèmes, très intéressants, ne peuvent être, ici, qu'effleurés. Tout ceci pourra, peut-être, être éclairci dans un prochain article.

Nous ne voulons, principalement, ici, que nous borner au "Mémoire Liège", qui fut édité par l'Abteilung "Fremde Heere West" (Section "Armées étrangères occidentales"). Cette section est comparable au "2e Bureau" français et à l'"Intelligence Service" britannique.


L'Abteilung Fremde Heere West

L'Abteilung Fremde Heere West (FHW) a pour origine la "2e Section" qui, après la Première Guerre mondiale, suite au traité de Versailles, fut, tout comme l'ensemble de l'Armée allemande, réduite à son minimum. Lors du réarmement accéléré, promulgué par Hitler, cette "2e Section" fut très fortement agrandie et divisée en deux sections, une de celles-ci, devant s'occuper des armées étrangères de l'ouest, fut baptisée "Abteilung Fremde Heere West", l'autre, ayant comme mission de se renseigner sur les armées de l'est, prit le nom de "Abteilung Fremde Heere Ost" (FHO).

Les activités de renseignements de la section FHW, qui, de 1937 à 1943, était commandée par le Colonel Liss, se déroulaient, donc, surtout en France, en Grande Bretagne, en Belgique, etc... mais aussi en Italie amie et en Suisse neutre.

En Belgique, si on doit en croire le Colonel Liss, qui, après la guerre a heureusement publié ses souvenirs, Liège et ses environs étaient d'un intérêt particulier.


L'origine du "Mémoire Liège"

L'EMG allemand avait, déjà en 1912, rédigé un mémoire sur Liège et préparé un coup de main, pour s'emparer, dans les temps les plus courts, de la ville et de ses forts. Le responsable du mémoire et du coup de main n'était autre que le Général Ludendorff, qui, en 1914, ne prit part que fortuitement aux combats pour la prise de Liège et qui, plus tard, devait devenir avec Hindenburg Commandant en Chef des armées allemandes.

Comment ce "Mémoire Liège" de 1940, qui nous occupe, a-t-il pu voir le jour ? En grande partie, cela n'exigea qu'un travail, très peu romantique et encore moins dramatique, qui n'avait rien de commun, avec ce qu'on peut lire dans un roman d'espionnage.

Pour commencer, il a suffi de reprendre le mémoire de 1912 et de le remettre à jour. Puis, on procéda à l'exploitation de tous les journaux possibles et de la presse militaire spécialisée ; de ce travail, comme dit le Colonel Liss, un spécialiste habile peut déjà tirer bien des renseignements. Pensons ici aux constructions militaires, aux déplacements de troupes, aux descriptions de nouvelles armes, etc. qui, avec une bonne connaissance de la situation actuelle des pays, permettent de tirer des conclusions étonnantes.

D'autres renseignements furent glanés en déambulant sur le terrain, qui, presque toujours, était couvert par des routes et des chemins. Cette façon d'agir permit de découvrir facilement, entre autres, des abris de tir ou des positions d'infanterie, et on put souvent les expertiser sans se faire remarquer, car la Belgique n'avait malheureusement pas pris beaucoup de mesures de sécurité pour la protection de ses positions. Tous les renseignements obtenus étaient alors comparés avec des photos aériennes, les avions survolant, de même, le plus souvent, le terrain, sans être inquiétés; comparés aussi aux conversations anodines avec des civils, obtenus aussi par les Services de renseignements des Divisions frontières, voir même avec des cartes-vues (ex. du Canal Albert et de ses ponts).

Tout ce qui vient d'être décrit, n'était que travail de routine et aurait pu être effectué par n'importe quel service normal de renseignements européen. On pouvait aussi progresser dans ce travail en employant d'autres moyens, entre autres des déserteurs d'armées étrangères, de véritables traîtres et des espions (V-Manner = Hommes de confiance) et, finalement, le hasard fait souvent bien des choses. Nous verrons que tous ces moyens se rencontraient à Liège, mais nous verrons aussi, que l'opinion, de nos jours encore souvent émise, selon laquelle Liège et surtout le fort d'Eben-Emael ne sont tombés en 1940 que grâce à un grand nombre d'espions, ne reflète pas la réalité.

Le "Mémoire Liège" (Denkschrift Lüttich) du 15 janvier 1940 fut édité en 500 exemplaires, qui furent distribués entre autres à l'Adjudant de la Wehrmacht auprès du "Führer", à l'Attaché militaire allemand à Bruxelles et aux 4e et 6e Armées.

Quelques unités de ces deux armées devaient effectivement opérer, dès le 10 mai 1940, dans l'espace liégeois et se trouvaient déjà déployées en partie, sur la frontière. L'attaque, déjà prévue depuis longtemps, dut pourtant être retardée.

Occupons-nous, maintenant, du Denkschrift Lüttich, de ses annexes et suppléments.


I. Le "Denkschrift Lüttich" du 15 janvier 1940

Le mémoire, qui, sans ses annexes, se compose de 40 pages, commence par un résumé historique sur la Position Fortifiée de Liège (PFL), puis passe à la situation du moment. Il constate dès le début "le remarquable... et profond enchaînement du périmètre défensif de la position fortifiée du front est."

Les cinq zones suivantes avaient bien été relevées :

1. la ligne avancée

2. la ligne des grands ouvrages (nouveaux forts)

3. la ligne des forts

4. la défense de la ville

5. la défense de la Meuse

On en arrive alors à parler des troupes, qui ont été localisées dans la région de Liège :

Les troupes du III C.A.260 Officiers7.200 hommes de troupe
La 5 D.I.575 Officiers15.800 hommes de troupe
La 4 D.I.575 Officiers15.800 hommes de troupe
La 11 D.I. (en partie)500 Officiers10.500 hommes de troupe
La 2 D.C. (en partie)85 Officiers
2.600 hommes de troupe
Les troupes de forteresse275 Officiers11.200 hommes de troupe
Totaux1.670 Officiers59.100 hommes de troupe


En réalité : les troupes du III C.A. ; les 2e et 5e D.I., les 1er et 2e Régiments Cyclistes Frontière, une partie du 1er Lanciers, ainsi que les troupes de forteresse.

La 4 D.I. se trouvait au nord de Tongres, la 11 D.I. à l'Ouest d'Overpelt et la 2 D.C. sur la Gette, pas loin de Tirlemont.

Dans l'ensemble, les Allemands avaient trop fortement estimé les forces belges en présence et s'étaient trompés dans la localisation de certaines unités, cela ne les empêcha pas de reprendre l'entièreté de ces troupes présumées dans une annexe de trois pages, en donnant des détails inquiétants.

On avait aussi très clairement reconnu la manière, dont la sûreté de la frontière était organisée, aussi bien les objectifs, que les troupes qui devaient en exécuter la mise en place.

"La sûreté du secteur compris entre Maastricht et Elsenborn et s'étendant entre la frontière et la PFL relevait, elle aussi, de la dite PFL et était assurée par le Régiment Cyclistes Frontière, renforcé de deux compagnies mixtes, formées par le 2e Régiment de Carabiniers Cyclistes et le 1er Régiment de Lanciers. Leur mission était :

  1. En collaboration avec la Gendarmerie, la surveillance de la frontière et la mise en alerte des trouves, en cas d'attaques ennemies. Ceci avait été réalisé en installant des postes d'alerte aux points stratégiques, sur les routes et en des endroits, proches de la frontière, possédant une bonne vue panoramique. Ces postes d'alerte sont équipés de postes radio et de téléphones. Ils devaient aussi assurer la mise en place des obstacles sur les routes principales.

  2. Mise à feu des innombrables charges explosives, préparées de longue date, sur les routes, et destruction d'ouvrages (ponts, maisons, etc.) dans le champ de tir des fortifications, ainsi que le placement de mines, devant empêcher l'ennemi de contourner ces destructions. Les postes d'alerte et de destruction sont établis dans des maisons de gardes-frontière, dont le renforcement des caves augmentait un peu la résistance.

  3. Empêcher une invasion, par surprise, en offrant une forte résistance sur les positions avancées."

Il n'y a pratiquement rien à ajouter.

Le point IV du mémoire donne une description du terrain autour de Liège, de l'infrastructure et du réseau fluvial ; ici, il suffisait de mettre le mémoire de 1912 à jour.

Une attention particulière était portée aux ponts de la Meuse et du Canal Albert, situés entre le pont routier d'Yvoz et le pont de chemin de fer de Visé :

Exemple : le pont du Commerce (actuellement Pont Albert 1er)

"Environ 100 m. Ouverture en grillage de fer - piliers en pierre ? balustrades en barres de fer - accès et sortie du pont en maçonnerie - sur la rive gauche, derrière le pont, écluse avec batardeaux et des gouttières latérales artificielles."

La partie principale du mémoire concerne naturellement les cinq zones du périmètre défensif de la PFL, surtout les 2e et 5e zones. Les différents secteurs d'une zone sont toujours décrits suivant un certain schéma :

1. description du tracé et de la construction de la ligne

2. description du terrain

3. description du fort et des blocs

4. le cas échéant, description des forces en présence et de leur façon de mener le combat.

La position avancée, située entre Sippenaeken et Stavelot, est trop fortement évaluée par les Allemands ; on y trouve bien des groupes de fortins pour Mi ou FM, prévus pour trois servants, et formant une sorte de point d'appui, mais, pas question des fortins, décrits pour canons antichar et Mi, à huit servants, ni des nids à mitrailleuse indépendants, répartis devant cette ligne.

Par contre, les Allemands ont bien prévu la manière de combattre des Belges sur cette ligne :

"Il y a des indices, qui laissent supposer, que les occupants de la position avancée ne se laisseront pas entraîner dans des combats sérieux et que, devant une attaque d'un ennemi supérieur en nombre, ils se retireraient à travers les ouvrages fortifiés, derrière l'ancienne ligne des forts."

Venons-en aux ouvrages fortifiés et aux forts mêmes. Afin de ne pas toujours nous répéter et d'éviter les confrontations, nous présenterons seulement quelques annexes comme exemples, le reste étant considéré dans son ensemble.

Le fort de Battice

Le fort de Battice y est décrit de la façon suivante :

"Le fort de Battice avec ses positions de combat, qui s'étendaient sur ses deux côtés, a pour mission de couvrir le front est de la PFL et, en cas d'attaque venant de l'est, de fermer le plateau de Herve. Il contrôle particulièrement les grandes routes Aix-la Chapelle - Liège et Eupen - Liège. Le fort de Battice comprend les dispositifs de combats suivants, qui sont très modernes et reliés entre eux par des galeries souterraines :

Situation d'après le "Mémoire Liège"

Situation réelle

Aux abords de l'entrée, des locaux de casernement et un abri de tir camouflé en maison

Exact

c'était réellement une maisonnette

2 coupoles blindées, au centre de la position, ayant chacune un Ø de 6 m
C. 120 Nord. et C. 120 Sud, chacune d'un diamètre de 5,75 m
4 coupoles blindées, de 5,5 m de Ø
B. IV, B. VI et A-Nord, ayant chacune un Ø de 3,53 m; une fausse coupole avec le Ø des coupoles de 120 mm
2 coupoles blindées de 2,5 m. de Ø dont 5 en dehors du massif; 7 sur Bloc ATK en béton, prévues pour des tirs de flanquement, soit dans les fossés , soit sur la partie extérieur Nord
7 cloches de Mi de 2,95 m. de Ø et 2 POC (Poste d'Observation Cuirassé), un de 1,95 m Ø, l'autre de 1,7 m sur le massif du fort; en dehors de celui-ci 2 cloches de Mi de 2,95 m. de Ø et deux POC de 1,7 m Ø
2 Blocs ATK sans coupole blindée (un pour la défense de l'entrée, l'autre pour flanquer une partie du fossé Sud
Bloc d'entrée et Bloc CE, ce dernier flanquant avec Bloc II la ligne de chemin de fer
Le fort est protégé à l'Ouest, au Sud et à l'Est par un fossé anti-chars, largeur au fond 6 m., par endroit, allant jusqu'à 2 m.; largeur aux bords supérieurs d'environ 17 m Par endroit allant jusqu'à 50 m.; le mur extérieur de 2 à, 5 m. de béton

Fond, 10 m. de large

au moins 15 m en sa partie supérieure

épaisseur du mur extérieur de 1,5 à 2 m de béton

escarpement de 45°
exact
L'entièreté de la position est entourée d'un réseau de barbelés
Exact : un simple obstacle anti-personnel, mais en plus, le long du chemin de fer et des bâtiments extérieurs, un obstacle ATK de 5 rangées de rails, et plus loin, des obstacles Tétraèdres
en outre, le fort est défendu par une batterie AA
il n'y avait que 4 Mi ca
Un 2ème bloc d'entrée se trouve environ à 800 m au Sud du fort et comprend 5 coupoles blindées de 2 m. de Ø
exact, mais seulement une cloche Mi de 2,95 m de Ø et un POC de 1,7 m de Ø
La position est renforcée par un grand nombre d'abris de tir (fortins) de construction moyenne
exact, à savoir, une ligne d'abris reliant les forts entre-eux, et qui, en cas de guerre, devait être occupé par l'Infanterie
La force de l'effectif, en artilleurs de forteresse, est d'environ 750 hommes
ce chiffre est à peu près exact
Equipement (artillerie)
Equipement (artillerie) existant

8 canons de 75 mm

6 canons de 75 mm

8 canons de 105 mm
4 canons de 120 mm
4 canons de 150 mm (obusier lourd de campagne)
quelques mortiers de tranchée
4 canons de 220 mm
(Van Doren)
1 canons de 280 mm

5 mortiers de tranchée de 105 mm


En ce qui concerne l'équipement d'artillerie, il faut remarquer, que les allemands eux-mêmes trouvaient les données "douteuses" ("zweifelhaft"), et, dans l'Annexe 3 du mémoire, on peut lire ce qui suit :

"Il est fort douteux, que ces canons, sous coupole, d'un calibre supérieur à 155 mm, n'entrent en action; toutefois, ces calibres pourraient probablement être mis en action par l'Artillerie d'Armée en position dans les environs proches du Fort."

Les huit forts réarmés

Les Allemands eurent naturellement plus facile pour juger les huit forts réarmés, car ils connaissaient encore ces ouvrages de 1914-1918 ; ils y avaient même entrepris des améliorations pendant cette période. Pour les forts de Barchon, d'Evegnée, de Fléron et de Chaudfontaine, en ce qui concerne la construction et le nombre de coupoles, le mémoire donnait toujours la réalité; ces forts possédaient le même nombre de coupoles qu'en 1914. Pour les quatre autres forts, d'Embourg, de Boncelles, de Flémalle et de Pontisse, on avait, dans les années 30, enlevé plusieurs coupoles des massifs centraux. Cela avait, en partie, échappé aux Allemands. Pour Flémalle et Pontisse, on avait, en effet, remarqué, que les coupoles avaient été enlevées des massifs centraux et que les ouvertures, laissées par ces travaux, avaient été refermées au moyen de béton, et on ne se trompait pas sur le nombre de coupoles existantes, tandis que pour les forts d'Embourg et Boncelles (respectivement 4 et 5 coupoles sur le massif central en 1914), les Allemands n'avaient pas remarqué, que ces deux forts ne possédaient plus, chacun, qu'un POC et aucune coupole d'artillerie sur leur massif central respectif. Ainsi, du point de vue artillerie, le front Sud de Liège fut trop fortement évalué par les allemands.

Les ouvrages extérieurs servant de prise d'air, avaient, eux aussi, complètement échappé. Un grand atout pour ces vieux forts réarmés...

Les quatre forts non réarmés

Quatre forts de 1914, se trouvant à l'ouest et au nord-ouest de Liège, ne furent pas réarmés, étant donné qu'on voulait concentrer tous les efforts contre une invasion venant de l'est. Les Allemands s'aperçurent que le fort de Loncin était devenu "Monument national" et que les forts de Lantin, de Hollogne et de Liers ne semblaient plus armés. Il faut dire, que pour les forts de Lantin et de Loncin, on parle quand même de nouvelles coupoles blindées sur les saillants des massifs, mais cela ne devait être, sans aucun doute, que les anciennes coupoles escamotables pour un canon à tir rapide de 57 mm qui, après 1914, avaient été transformées par les Allemands en coupoles d'observation. Les Allemands considéraient que ces quatre forts n'avaient uniquement "qu'une valeur de points d'appui dans la ligne de défense des forts."

La défense périphérique de la ville

Sur les voies d'accès à la ville de Liège, les Allemands avaient repéré plusieurs abris de tir (fortins) pour C. ATK et pour Mi, ainsi que des tranchées d'infanterie le long de la Meuse ; tout cela était exact... Ils n'accordaient qu'une capacité de défense limitée à la Citadelle et au fort de la Chartreuse. Que dit le "Denkschrift" sur ce fort, où eut lieu le rassemblement du CLHAM en décembre 1982 ?

"La Chartreuse est une construction de l'époque hollandaise (1815-1830). Elle domine la ville au sud-ouest et se trouve à une altitude supérieure de 60 m à celle de la ville. Son champ de tir est réduit en hauteur par les constructions d'habitation et limitée sur 2 km par les hauteurs s'étendant entre Jupille et Chênée. La Chartreuse tout comme la Citadelle a été cédée en 1891 et est utilisée comme caserne ; le massif n'a plus qu'une capacité limitée de défense. Actuellement, on construit de nouveaux bâtiments de casernement dans la cour."

La défense de la Meuse au Nord de Liège, avec le Fort d'Eben-Emael

Sur la rive est de la Meuse, les abris de tir de St Rémy jusqu'à la frontière hollandaise ont bien été reconnus, de même que les fortins, sis directement sur la rive ouest de la Meuse et derrière le canal Albert (ligne Herstal-Hallembaye). Au nord d'Eben-Emael, on remarqua les fortins "sans échelonnement en profondeur", mais, au lieu de cela, "de fortes fortifications de campagne, de grande densité et d'une profondeur d'environ 5 km, ainsi qu'une grande quantité de positions d'artillerie". [...]


Date de mise à jour : Mercredi 28 Octobre 2015