Tome II - Fascicule 1 - janvier-mars 1983

Du couvent du Val des Écoliers à la Caserne Fonck (2)

Patrick HOFFSUMMER


Dans ce numéro, le lecteur trouvera la deuxième partie de la transcription du texte de 1842 décrivant la caserne des Écoliers après les travaux de 1852-1850. Notre historique, comprenant l'étude de certains vestiges de l'ancienne abbaye, suivra dans le numéro suivant.


Hauteur du faîte des bâtiments

Le faîte des bâtiments n'a pas partout la même hauteur au dessus du sol des cours ; cette hauteur est de 22 m 50 pour le manège, de 6 m 40 pour les écuries du manège, de 25 m pour la chapelle, de 20 m pour le bâtiment de l'école et enfin de 11 m 60 pour Ies autres parties des deux ailes.


Détails de construction

Matériaux employés dans la construction des murs

Les briques et la pierre de taille des bords de l'Ourthe sont les matériaux employés dans la construction des murs. Ces murs ont des épaisseurs différentes pour les différents corps de bâtiments.

Épaisseur des murs

Les murs du manège ont 1 m 25 d'épaisseur jusqu'à la naissance des ceintres de la charpente, située à 6 m de haut au dessus du sol; à partir de ce point l'épaisseur est réduite à 85 centimètres par une retraite intérieure de 40 centimètres ; ces murs sont en briques, sauf le parement extérieur qui est en pierre de taille sur une hauteur de 1 mètre.

Les murs extérieurs des écuries du manège sont en pierre de taille ciselée sur une hauteur d'un mètre et ont dans cette partie 65 centimètres  d'épaisseur ; à cette hauteur se trouve une retraite intérieure de 10 centimètres, et une extérieure de 5 centimètres, qui réduisent à 50 centimètres l'épaisseur de la partie supérieure du mur qui est en briques.

Les murs de refend dans ces mêmes écuries sont en briques et ont 50 centimètres d'épaisseur.

Les murs extérieurs de la chapelle ont 1,20  m d'épaisseur excepté celui du coté du Barbou qui n'a que 90 centimètres; les  deux murs de face sont en pierre de taille sur toute la hauteur des écuries et en briques dans la partie supérieure; les pignons sont entierrement en briques.

Les murs de refend dans la chapelle sont en briques et ont 60 centimètres d'épaisseur.

Les murs extérieurs des autres parties de l'aile gauche et ceux de l'aile droite ont une plinthe en pierre de taille de 65 centimètres d'épaisseur et 80 centimètres de hauteur ; au dessus de la plinthe ces murs sont en briques et ont 50 centimètres d'épaisseur. Les murs de refend dans les mêmes bâtiments ont 50 centimètres d'épaisseur et sont en briques.

État hygrométrique des maçonneries

Les maçonneries sont sèches, à l'exception du mur qui sépare l'écurie n° 14 des jardins qui se trouvent derrière, lequel est très humide, probablement à cause des infiltrations qui proviennent des chenaux. Comme nous l'avons déjà dit ce mur appartenait à l'ancien couvent et c'est contre lui que sont appliqués les tuyaux de descente qui conduisent les eaux de pluie dans le grand corridor de l'aile droite pour se rendre  de là, au moyen de la rigole qui se trouve dans la cour, dans l'égout de la rue Devant les Écoliers.

Couverture des écuries

Les écuries du manège qu'aucun refend ne sépare du comble, sont  couvertes en zinc, et la charpente est, intérieurement, masquée par un plafond.

L'écurie n° 5 de la chapelle est voûtée en voûtes d'arêtes, cons truites en briques et supportées par des piliers en pierre de taille.Toutes les autres écuries sont couvertes d'un plancher avec pla fond sur lattes.

Mode de construction du pavement

Toutes les écuries sont pavées en pierre de grès du 4e échantillon sur un lit de sable.

La pente

L'emplacement occupé par les chevaux a une largeur de 5 m 50 et n'a qu'une pente de 10 centimètres.

Écoulement des urines

Les rigoles destinées à recevoir les urines existent dans toutes les écuries; mais elles ont une pente beaucoup trop faible qui n'atteint jamais un centimètre par mètre. Dans l'écurie n° 1 les deux rigoles se réunissent près du pignon en une seule, aboutissant à une gargouille pratiquée dans le mur et par laquelle les urines pourraient s'écouler dans l'égout de la rue Devant les Écoliers si la pente était suffisante.

Dans les écuries n° 3 et 4 des gargouilles semblables ont été faites pour déverser les urines dans le Barbou ; et en est de même des urines des autres écuries, qui pourraient s'écouler dans les rigoles qui sont pratiquées dans le pavé de la cour en partant tantôt par les portes des écuries, tantôt par des gargouilles à travers les murs; mais à cause du peu de pente des rigoles des écuries et de la perméabilité du sol, toutes les urines sont absorbées ; d'ailleurs le moindre défaut du pavement entrave le libre écoulement des urines.


Ventilation

Le nombre des baies de portes et de fenêtres, leurs dimensions et leur disposition n'étant pas les mêmes dans les différentes écuries, nous exposerons successivement pour chaque écurie tout ce qui est relatif à la ventilation.

Écurie n° 1

Portes donnant dans les cours

L'écurie n° 1 a cinq portes.

1° Deux situées l'une en face de l'autre la font communiquer avec les cours n° 1 et n° 2 ; ces deux portes ont les mêmes dimensions ; les baies ont 2 m 60 de hauteur et 1 m 60 de largeur ; elles s'ouvrent sur toute la hauteur à deux battants constamment munis de leurs ferrures ; dans chaque battant est pratiquée une ouverture de 80 centimètres de hauteur, 65 centimètres de largeur, munie d'une petite porte avec ferrure et verrou qu'on peut ouvrir quand la grande porte est fermée. Pour empêcher qu'un cheval détaché puisse sortir de l'écurie lorsque la porte est ouverte, il a été scellé dans les montants d'un coté un piton avec une chaîne  et de l'autre un crochet auquel on peut fixer la chaîne qui se trouve alors tendue à un mètre de hauteur.

Portes donnant dans d'autres parties du bâtiment

2° Deux portes donnant dans le corridor du côté des cuisines ; les baies de ces portes ont 2 m 60 de hauteur, 1 m 40 de largeur, s'ouvrent comme les précédentes à deux battants et sont toujours munies de leurs fermetures ; dans chaque battant de ces portes est pratiquée une ouverture carrée de 57 centimètres de coté pouvant se fermer au moyen d'une petite porte avec ferrure et verrou.

3° Une porte donnant dans l'écurie n° 3 dont la baie a 2 m 60 de hauteur, 2 m 40 de largeur, qui s'ouvre à deux battants et qui est constamment munie de sa fermerture.

Fenêtres Écurie n° 1

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

Les baies de fenêtres dans l'écurie n° 1 sont au nombre de 24, savoir :

1° Onze donnant sur la cour n° 1 et neuf donnant sur la cour n° 2, placées vis-à-vis l'une de l'autre, ayant chacune 1 m 60 de largeur et 1 m de hauteur ; dans ces baies sont placées des croisées en bois dont la partie supérieure fixe est vitrée et dont la partie inférieure non vitrée se ferme au moyen de deux petits volets en bois (a et a'), qui se meuvent horizontalement au moyen de charnières placées dans le montant du châssis fixe.Chaque ouverture a 72 centimètres de largeur et vingt deux centimètres de hauteur; le seuil de la croisée est à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie.

2° Deux baies donnant sur la rue Devant les Écoliers qui ont chacune 1 m 40 de largeur, 1 m de hauteur, dont les seuils sont au même niveau que ceux des autres croisées et qui peuvent s'ouvrir entièrement au moyen de volets en bois dont le mouvement se fait horizontalement.

Fenêtres communiquant avec d'autres locaux fermés

3° Deux baies donnant dans le corridor du côté des cuisines qui ont chacune 1 m 40 de largeur, 1 m de hauteur et dont le  seuil est aussi à 2 m 90 de hauteur. Dans ces baies sont des croisées de même construction que les précédentes, mais la partie servant à l'aérage n'a que 62 centimètres de largeur. Les volets mobiles de toutes ces croisées se ferment au moyen de petits loquets en bois ; pour les ouvrir ou les fermer on est obligé de monter sur les mangeoires et les râteliers.

Écurie n° 2

Portes communiquant avec les cours

L'écurie n° 2 a six baies de portes et vingt trois baies de fenêtres, savoir :

1° Deux portes situées l'une en face de l'autre et communiquant avec les cours n° 1 et n° 4, semblables en tous  points aux portes de l'écurie n° 1, donnant dans les cours.

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

2° Deux portes communiquant avec le corridor du coté des cuisines, ayant les mêmes dimensions que celles communiquant avec l'écurie n° 5, dont les baies ont 2 m de hauteur et 1 m 50 de largeur. Ces portes peuvent s'ouvrir à  deux battants mais sont actuellement condamnées; les places en face des por tes sont occupées par des chevaux.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Onze fenêtres sur la cour n° 1 et sept sur la cour n° 4 semblables en tout, aux fenêtres de l'écurie n° 1, communiquant avec les cours et sont situées à la même hauteur que celles-ci.

4° Une fenêtre sur la cour n° 6 dont la baie a 1 m 40 de largeur, un mètre de hauteur et peut s'ouvrir entièrement au moyen d'un volet en bois dont le mouvement est horizontal.

Fenêtres communiquant avec d'autres locaux fermés

5° Deux fenêtres semblables aux précédentes et situées à la même hauteur qu'elles, donnent dans le corridor entre l'écurie n° 2 et l'écurie n° 4.

6° Deux fenêtres à la même hauteur que les autres donnent dans le corridor du côté des cuisines et sont semblables aux fenêtres de l'écurie n°1 donnant dans le corridor.

Écurie n° 5

L'écurie n° 5 a 5 portes et 8 fenêtres qui sont :

Portes communiquant au dehors

1° Deux portes de mêmes dimensions placées en face l'une de l'autre, communiquant avec les cours n° 2 et n° 5 ; les baies de ces portes ont 4 mètres de hauteur et 3 m 40 de largeur ; la porte dans la cour n° 2 s'ouvre à deux battants sur toute la hauteur de la baie ; elle est munie  de ses fermetures et dans un des battants est pratiquée une ouverture de 1 m 53 de hauteur et 0 m 80 de largeur qui peut être fermée par une petite porte avec serrure et verrou ; la porte dans la cour n° 3 se divise en deux parties ; la partie inférieure de 3 m de hauteur s'ouvre à deux battants  et un de ces battants contient une ouverture semblable à celle dont nous avons parlé et  se ferme de la même manière ; la partie supérieure de 1 mètre de hauteur peut aussi s'ouvrir à deux battants indépendamment de la partie inférieure  et se ferme au moyen d'un plat verrou, auquel est fixé une tringle en fer qui sert à le pousser ou à le retirer.

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

2° Une porte communiquant avec l'écurie n° 1 et dont nous avons déjà fait la description.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Six fenêtres donnant dans la cour n° 3 et semblables en tout aux fenêtres de l'écurie n° 1 qui donnent dans les cours et ayant comme celles-ci leur seuil à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie.

4° Deux fenêtres situées à la même hauteur que les précédentes dont les baies ont 1 m 40 de largeur et 1 m de hauteur, qui ne sont pas vitrées et qui peuvent s'ouvrir entièrement au moyen de volets en bois dont le mouvement est horizontal. Ces fenêtres donnent sur le Barbou.

Écurie n°4

L'écurie n° 4 a deux portes et treize fenêtres, savoir :

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

1 ° Deux portes semblables communiquant avec le corridor entre les écuries n° 4 et 2 ; les baies ont chacune 2 m 60 de hauteur et 1 m 40 de largeur ; les portes se divisent dans le sens de la hauteur en deux parties égales s'ouvrant chacune à deux battants et indépendamment l'une de l'autre.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

2° Six fenêtres sur la cour n° 3 et trois sur la cour n° 5, ayant les mêmes diemensions et les mêmes dispositions que les fenêtres de l'écurie n° 1, donnent sur les cours, et les seuils sont aussi à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie.

3° Deux fenêtres sur le Barbou, en tous points semblables aux fenêtres de l'écurie n° 3 du côté du Barbou.

Écurie n°5

L'écurie n° 5 a quatre portes et trois fenêtres, qui sont :

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

1° Deux portes entre l'écurie n° 5 et l'écurie n° 2 et dont nous avons fait la description en parlant des portes de l'écurie n° 2.

2° Deux portes communiquant dans le corridor entre l'écurie n° 5 et l'écurie n° 6 en face des deux précédentes et qui leur sont en tout point semblables.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Trois fenêtres sur la cour n° 6 ; les anciennes baies de ces fenêtres avaient 3 m 75 de hauteur au milieu, 3 m 35 de hauteur sur les côtés et 1 m 70 de largeur ; la partie supérieure est cintrée et les seuils étaient placés à 1 m 40 au dessus du sol ; actuellement la partie cintrée est formée en maçonnerie et la partie inférieure de la fenêtre est également formée en maçonnerie sur une hauteur de 1 m 70 de manière que les baies n'ont plus de 1m 65 de hauteur, 1 m 70 de largeur et que leurs seuils sont établis à 3 m 10 au dessus du sol de l'écurie ; dans chaque baie est une croisée dont la partie supérieure est vitrée et dont la partie inférieure non vitrée s'ouvre à deux battants sur une hauteur de 32 centimètres ; chaque ouvrant a 80 centimètres de largeur, et se ferme au moyen d'un volet a dont le mouvement est horizontal.

Écurie n° 6

Portes communiquant dans d'autres locaux fermés

L'écurie n° 6 a deux portes et deux fenêtres.

1° Une porte donnant dans le corridor vers l'écurie n° 5, dont la baie a deux mètres de hauteur et 1 m 60 de largeur, qui s'ouvre à deux battants et qui est constamment munie de ses fermetures.

2° Une porte donnant dans l'écurie n° 7 dont la baie a 2 m 60 de largeur et 2 m de hauteur qui peut également s'ouvrir à deux battants, mais qui est actuellement condamnée.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Deux fenêtres de mêmes dimensions et de même construction que celles de l'écurie n° 5 et donnant également dans la cour n° 6.

Écurie n° 7

Porte communiquant au dehors

L'écurie n° 7 a deux portes et deux fenêtres:

1° Une porte communiquant à la cour n° 5 dont la baie a 2 m de hauteur et 1 m de largeur, qui se ferme à un battant et qui est munie de ses fermetures.

Porte communiquant dans d'autres locaux fermés

2° Une porte communiquant à l'écurie n° 6 et que nous avons fait connaître en parlant de cette dernière écurie.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Deux fenêtres donnant l'une dans la cour n° 5, l'autre dans la cour n° 6; l'une et l'autre ayant les mêmes dimensions et la même construction que les fenêtres de l'écurie n° 6.

Comme nous l'avons dit dans la description générale l'écurie n° 7 est divisée en deux parties égales par un mur de 50 centimètres d'épaisseur.  Dans ce mur est pratiquée une baie de porte de 2 m de hauteur et 1 m de largeur, ouvrant à deux battants et garnie de ses fermetures.

Écurie n° 8

Dans l'écurie n° 8 sont 4 portes et 28 fenêtres savoir :

Portes communiquant dans d'autres locaux fermés

1° Deux portes dans chaque corridor vers le manège; les baies de ces portes ont 2 m 60 de hauteur et 1 m 50 de largeur ; elles s'ouvrent à deux battants, sont constamment pourvues de leurs fermetures et ne sont pas couvertes à l'intérieur par des tambours.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

2° Cinq fenêtres sur la cour n° 6 ; six sur le Barbou ; cinq sur la rue des Jardins et huit sur la cour n° 7, toutes semblables, ayant leurs seuils à 3 m au dessus du sol de l'écurie ; les baies de ces fenêtres ont 1 m 70 de largeur et 1 m de hauteur ; dans ces baies sont placées des croisées dont la partie supérieure fixe est vitrée et dont la partie inférieure non vitrée peut s'ouvrir au moyen de deux volets en bois dont le mouvement se fait horizontalement ; chaque ouvrant a 22 centimètres de hauteur et 82 centimètres de largeur. Les volets se ferment de la même manière que ceux de l'écurie n° 1.

Fenêtres communiquant dans d'autres locaux fermés

3° Quatre fenêtres semblables au dessus des portes; les baies ont 1 m 50 de largeur et 1 m de hauteur ; les croisées sont construites de la même manière que les précédentes, mais les ouvrants n'ont que 72 centimètres de largeur.

Écurie n° 9

L'écurie n° 9 a 4 portes, 13 fenêtres et 9 ventilations, savoir :

Portes communiquant dans d'autres locaux fermés

1° Deux portes dans le corridor vers l'écurie n° 8 et deux dans le corridor vers l'écurie n° 10, toutes semblables aux portes de l'écurie n° 8.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

2° Neuf fenêtres sur la cour n° 6, ayant leurs seuils à 3 m de hauteur et ayant les mêmes dimensions et la même construction que les fenêtres qui introduisent directement l'air extérieur dans l'écurie n° 8.

Ventilateurs communiquant dans d'autres locaux fermés

3° Quatre fenêtres au dessus des portes en tout semblables aux fenêtres au dessus des portes de l'écurie n° 8.

4° Neuf ventilateurs dans le mur du manège présentent une section de 1 m70 de largeur et 50 centimètres de hauteur.

Écurie n° 10

L'écurie n° 10 a deux portes et 10 fenêtres, savoir :

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

1° Deux portes dans le corridor vers l'écurie n° 9 en tout semblables aux portes de l'écurie n° 8.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

2° Trois fenêtres dans la cour n° 6, trois sur la cour n° 8 et deux sur la rue Gravioule en tout semblables à celles qui introduisent directement l'air extérieur dans l'écurie n°8 et ayant comme elles leurs seuils à 3 m de hauteur.

Fenêtres communiquant dans d'autres locaux fermés

3° Deux fenêtres au dessus des portes et en tout semblables à celles au dessus des portes de l'écurie n° 8.

Écurie n° 11

Porte communiquant au dehors

L'écurie n° 11 a une porte communiquant dans la cour n° 8, semblable aux portes de l'écurie n° 8, excepté qu'elle a 1 70 de largeur, et six fenêtres introduisant directement l'air extérieur, ayant leurs seuils à trois mètres de hauteur et qui sont en tout semblables aux fenêtres qui introduisent directement l'air extérieur dans les autres écuries du manège. Deux de ces  fenêtres donnent dans la rue des Jardins ; deux dans la rue Gravioule et deux dans la cour n° 8.

Écurie n° 12

L'écurie n° 12 a une porte, sept fenêtres et onze cheminées d'aérage comme suit :

Porte communiquant au dehors

1° Une porte communiquant dans la cour n° 6, dont la baie a 2 m 60 de hauteur et 1 m 60 de largeur, qui s'ouvre à deux battants ; dans chaque battant de la porte est pratiquée une ouverture de 65 centimètres  de hauteur et 60 centimètres de largeur qui se ferme au moyen d'une petite porte avec serrure et verrou.

En face de la porte les mangeoires sont prolongées et cette place est destinée à recevoir des chevaux comme le reste de l'écurie.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

2° Sept fenêtres donnant sur la cour n° 6 et dont les seuils sont établis à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie et qui sont toutes semblables aux fenêtres qui introduisent directement l'air extérieur dans l'écurie n° 1 avec cette différence que dans quatre d'elles la partie vitrée est rendue mobile autour d'un axe horizontal, de manière que ces quatre fenêtres peuvent s'ouvrir entièrement.

Cheminées d'aérage

3° Sept cheminées d'aérage en face des fenêtres et deux dans chaque pignon dont l'origine est immédiatement placée au dessous du plafond; ces cheminées ont une section intérieure de 50 cent. sur 36.

Écurie n° 13

L'écurie n° 13 a trois portes, quinze fenêtres et onze cheminées

Porte communiquant au dehors

1° Une porte communiquant dans la cour n° 1 en tout semblable à la porte de l'écurie n° 1, communique  dans la même cour, excepté que les ouvertures pratiquées dans les battants sont carrées et ont 57 centimètres de coté ; mais elle est pourvue d'une chaîne comme la porte de l'écurie n° 1 ; la  place en face de cette porte est occupée par deux chevaux.

Porte communiquant avec d'autres locaux fermés

2° Deux portes communiquant dans le corridor vers l'écurie n° 14 en tous points semblables aux portes de l'écurie n° 1 donnant dans le corridor.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

3° Onze fenêtres sur la cour n° 1 et deux fenêtres sur la cour n° 6, ayant toutes leurs seuils à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie, sont en tout semblables aux fenêtres qui introduisent directement l'air extérieur dans l'écurie n° 1.

Portes communiquant avec d'autres locaux fermés

4° Deux fenêtres au dessus des portes dans le corridor, ayant comme les précédentes leurs seuils à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie et qui sont semblables aux fenêtres au dessus des portes de l'écurie n° 1, donnant dans le corridor.

Cheminées d'aérage

5° Onze cheminées d'aérage en face des fenêtres semblables aux cheminées de l'écurie n° 12 et établies à la même hauteur qu'elles.

Écurie n° 14

La ventilation de l'écurie n° 14 s'opère au moyen de deux portes, de huit fenêtres et de six cheminées d'aérage.

Portes communiquant dans d'autres locaux fermés

1° Deux portes dans le corridor vers l'écurie n° 15 en tout semblables aux portes de l'écurie n° 15 dans le même corridor.

Fenêtres introduisant l'air extérieur directement

2° Six fenêtres sur la cour n° 1 ont les mêmes dimensions et la même reconstruction que les fenêtres de l'écurie n° 1 dans la même cour.

Fenêtres communiquant dans d'autres locaux fermés

3° Deux fenêtres au dessus des portes dans le corridor ont de même que les précédentes leurs seuils à 2 m 90 au dessus du sol de l'écurie et semblables aux fenêtres au dessus des portes de l'écurie n° 1 dans le corridor.

Cheminées d'aérage

4° Six cheminées d'aérage en face des fenêtres sur la cour semblables aux cheminées de l'écurie n° 12 et établies à la même hauteur.

Écuries n° 15, 16 et 17

Portes communiquant au dehors

Les écuries n° 15, 18 et 17 sont en tous points semblables ; dans chacune d'elles la ventilation se fait au moyen d'une porte, d'une fenêtre et d'une cheminée d'aérage. Les portes communiquent à la cour n° 1 et sont entièrement semblables à la porte de l'écurie n° 15 dans la même cour, mais elles ne sont pas pourvues de chaîne.

Fenêtres introduisant directement l'air extérieur

Les fenêtres établies au dessus des portes ont leurs seuils à 2 m 90 de hauteur et sont en tout semblables aux fenêtres à bascule de l'écurie n° 12.

Cheminées d'aérage

5° Les cheminées d'aérage établies en face des fenêtres et immédiatement au dessous du plafond sont semblables à celles de l'écurie n° 12.

Écurie n° 18

Enfin l'écurie n° 18 a une porte et deux fenêtres sur la cour n° 1 et deux cheminées d'aérage en face des fenêtres, le tout ayant les même dimensions et les mêmes dispositions que dans les écuries n° 15, 16 et 17. Les croisées percées dans les murs des bâtiments neufs, ne sont pas assez  enfoncées pour empêcher que les rayons solaires ne viennent offenser la vue des chevaux. Elles devraient aussi s'alterner de manière que si chacune d'elles était en face de l'espace plein du mur opposé, l'air extérieur pourrait pénétrer dans les écuries sans former un courrant d'air toujours pernicieux a la santé des chevaux.

Les écuries n° 5, 6, 7, 15, 16, 17 et 18 devraient être munies de barbacanes au rez du sol, qui seraient fermées à l'aide de trappes que l'on pourrait ouvrir en temps opportun, afin que l'air atmosphérique auquel elles auraient livré passage vint balayer les gaz vicieux et mortels qui sont retenus dans les régions inférieures des écuries par leur excès de pesanteur spécifique sur ceux ambiants.

Les ouvertures a et a' pratiquées dans la partie inférieure des croisées sont beaucoup trop petites pour laisser pénétrer dans les écuries la quantité d'air atmosphérique nécessaire à l'existence du trop grand nombre de chevaux qu'elles peuvent contenir.

Cet inconvénient est d'autant plus déplorable que le masse d'air renfermée dans ces écuries a partout une densité  et une température différente à cause de la longueur excessive des écuries  n° 1, 2, 3, 4, 8, 9, 12, 13 et 14 et du grand nombre d'issues indispensables.

Les volets qui ferment ces petites ouvertures se brisent promptement, parcequ'ils se meuvent horizontalement au dessus des râteliers et ont l'inconvénient qu'il faille monter sur la  mangeoire  et voire même sur le râtelier pour les fermer, ce qui ne s'effectue jamais sans effrayer les chevaux,  qui en reculant précipitemment cassent leur chaîne de licol ou les fuseaux des râteliers auquels ces chaînes sont attachées pendant le jour.

Il eut été plus avantageux pour la santé des chevaux de diviser ces longs bâtiments en plusieurs compartiments; de supprimer les madriers placés horizontalement qui supportent les harnais, de les remplacer par quelques chevilles en fer chassées dans les poteaux qui soutiennent le plancher, pour y placer les bridons d'abreuvoir ou quelques parties du harnachement nécessaires aux cavaliers qui vont au manège journellement; de fermer les petits volets de manière fixe; de rendre les croisées mobiles autour d'un axe placé dans leur milieu et d'y fixer une tringle verticale avec charnière pour les fermer, d'établir des barbacanes et de chaque coté des portes placer intérieurement des cloisons en planches de 1 m 50 de hauteur sur 3 m de longueur afin de garantir les chevaux placés près de ces ouvertures des coups de vent.


Mobilier et emplacement des chevaux

Écuries simples et écuries doubles

Les écuries 11, 15, 16 et 17 sont simples, toutes les autres sont doubles.

Orientation des murs auxquels les crèches sont adossées

Les murs auxquels les crèches sont adossées se dirigent du sud-ouest au nord est dans les écuries n° 1, 2, 13, 14 et 18 et dans une partie de l'écurie n° 8 ; ils sont dirigés du sud est au nord ouest dans toutes les autres.

Dans toutes les écuries doubles les chevaux sont placés croupe à croupe.

Espace occupé par chaque cheval

Les largeurs totales des écuries ont été données dans la description générale; sur ces largeurs les chevaux occupent 3 m 50 dans chaque rangée ; c'est l'espace compris entre  le mur et la rigole ; et dans toutes les écuries occupées les chevaux sont espacés de 1 m 50.

Nombre de chevaux habituellement placés dans l'écurie et volume d'air par cheval

Le nombre des chevaux placés dans chaque écurie et le volume d'air par cheval sont donnés dans le tableau suivant, dans lequel nous avons en même temps indiqué quel serait le nombre do chevaux que l'écurie pourrait contenir dans le cas où elle serait entièrement occupée et où les chevaux seraient espacés de 1 m 50.

N° écurieVolume d'air (m³)Nbre chevauxVolume d'air/chevalNbre max. de chevauxVolume d'air/cheval si écurie pleineObservations
1

2.619.000

6440.9227435.292
22.254.0505640.2516634.152
31.962.0003851.6314840.875
41.404.000

4035.100occupée par qcq ch d'officiers
5754.600

2037.730Sert de magasin à fourrages pour les chevaux malades
6619.850

1638.740inoccupée
7297.825

549.637inoccupée
83.993.000

9143.879inoccupée
93.641.000

8841.375inoccupée
10981.750

2342.685infirmerie pour chevaux blessés
11558.250

1439.875infirmerie pour chevaux jetteurs
121.773.000

5134.765inoccupée
132.506.5006041.7757433.871
141.815.000

4243.214inoccupée
15220.500

731.500inoccupée
16220.500

731.500inoccupée
17220.500

731.500inoccupée
18369.000

941.000inoccupée

26.210.325

683


Ce tableau fait voir :

          1° que les 10 écuries de la caserne des écoliers contiennent ensemble 26.210.325 mètres cubes d'air, qu'on y peut loger 685 chevaux et qu'ainsi chaque cheval dispose d'un volume d'air moyen de 58.524 cubes.

          2° Que dans les grandes écuries, le volume d'air par cheval s'écarte généralement peu de cette moyenne.

           3° Que les écuries dans lesquelles il s'en écarte le plus sont l'écurie n° 7, dans laquelle le volume d'air par cheval est de 49.111 m³ et celles n° 15, 16 et 17 dans lesquelles il est seulement de 31.500 m³.

Système de barage

Les seules écuries dans lesquelles il y ait actuellement des barres sont celles situées autour du manège et placées de trois en trois chevaux.

Ces barres sont espacées d'environ 4 m 50 et par conséquent placées de trois chevaux en trois chevaux; elles sont en bois de sapin, ont 10 centimètres de diamètre et 2 m de longueur à environ 80 centimètres au dessus du pavé de l'écurie au moyen de deux cordes dont l'une attachée d'un côté à l'anneau de crèche est passée par l'autre bout dans un trou fait vers l'extrémité de la barre et retenu par un noeud ; l'autre corde roulée autour de la barre est retenue à la partie supérieure par un noeud à un poteau de 2 m de hauteur.

Mode d'attache

Les chevaux sont attachés à la mangeoire au moyen de la chaîne de licol et d'un anneau fixe.

Les chevaux sont attachés à la mangeoire pendant la nuit ; le jour ils sont attachés au râtelier en faisant faire à la chaîne deux ou trois tours autour d'un des fuseaux du râtelier.

Dimensions et dispositions des mangeoires et des râteliers

Toutes les mangeoires sont en pierre de taille ; celles des écuries de l'aile droite et de l'aile gauche ont 28 centimètres de hauteur et 50 centimètres de largeur, le creux a 36 centimètres de largeur au dessus et 20 centimètres de profondeur ;  les mangeoires des écuries du manège ont 35 centimètres de hauteur et 50 centimètres de largeur; le creux est semi cylindrique et à 36 centimètres de diamètre ; toutes ces mangeoires ont leur bord supérieur à une hauteur qui varie de 1 m 25 a 1 m 28 au dessus du pavé de l'écurie ; elles sont supportées par des dès en pierre de taille ou en maçonnerie de briques à vives arêtes.

À 15 centimètres au dessous du bord supérieur sont scellés dans la mangeoire des anneaux en fer forgé, espacés d'environ 40 centimètres.

Les mangeoires n'ont d'autres divisions que celles qui remettent de la grandeur de l'écurie et du passage des portes.

Les râteliers sont en chêne ; les traverses supérieures et inférieures ont 8 centimètres d'équarrissage ; les fuseaux sont cylindriques et fixes, espacés de 12 centimètres de milieu en milieu et ont 25 millimètres de diamètre et 85 centimètres de longueur entre les traverses ; la traverse inférieure est fixée au mur par un équerre en fer et la traverse supérieure est à 60 centimètres du mur et maintenue également par une équerre en fer. Dans les écuries de l'aile droite et de l'aile gauche la traverse inférieure des râteliers est à 1 m 96 au dessus du sol de l'écurie ; dans les écuries du manège elle est à 2 m 20.

Les angles des mangeoires et  leurs supports ainsi que les anneaux en saisie servant à attacher les chevaux la nuit, sont très dangereux, parce que les chevaux s'y blessent les genoux, et lorsqu'ils sont occupés à manger leur litière, ils peuvent s'effrayer par un bruit quelconque, et en levant la tête brusquement s'y faire des blessures très grandes.

On aurait dû rendre les anneaux mobiles et en placer de semblables à la traverse inférieure des râteliers pour y attacher les chevaux pendant le jour et éviter les prises de chaîne et remplacer les supports des mangeoires par un mur continu formant un plan incliné de m en n.

On aurait dû placer les râteliers verticalement et à une distance de 3 à 4 centimètres du mur, afin que la poussière ou d'autres objets ne tombent pas dans les yeux des chevaux ou dans les mangeoires.

Les fuseaux devraient pouvoir tourner dans les traverses de râtelier et dans toutes les écuries les mangeroires et les râteliers devraient être placés à une hauteur convenable et de la même manière.

Comme souvent les chevaux placés l'un à coté de l'autre diffèrent beaucoup d'âge ce qui est cause qu'il leur faut un temps très différent pour broyer leur avoine il eut été avantageux de laisser dans la pierre des parties creuses et profondes pour y placer l'avoine de chaque cheval au lieu d'en faire une auge sans interruption, où les chevaux se disputent leurs repas; de manière que les jeunes chevaux ont la plus grande part tandis que les vieux qui ont besoin d'une grande quantité de parties nutritives ont la plus petite, qui est toujours insuffisante à leur existence eu égard à la petite ration qu'ils reçoivent en hiver, même quand ils sont obligés d'exécuter des travaux à la fonderie des canons dans des temps humides et malsains.

Facilités que présentent les écuries pour y placer les harnachements

Au milieu de la longueur des écuries doubles à des distances d'environ 5 m20 de milieu en milieu sont placés des dés en pierre de taille ayant 40 centimètres de coté et quarante centimètres de hauteur au-dessus du pavé; sur ces dés s'élèvent des montants en bois de chêne de 24 centimètres d'équarrissage, servant de supports à une semelle sur laquelle reposent les salines de plancher de l'étage.

(Dans l'écurie n° 5 ces montants sont  remplacés par des piliers des voûtes d'arrêtes) sur ces montants sont assemblés deux madriers en chêne de 17 centimètres de hauteur 9 centimètres dépaisseur soutenu au milieu par des montants en même bois de 2,25 de hauteur et 11 centimètres d'équarrissage.  Ces madriers ont leur face supérieure le 1e à 1,57, le 2e à 2,25 de hauteur.

Chaque madrier porte sept chevilles en bois de chêne de 1 m10 de longueur et 5 sur 7 centimètres d'équarrissage destinées à porter les diverses parties du harnachement; entre les chevilles il y a des crochets pour y placer les brides et bridons.

L'espace devant les portes et l'intervalle entre les murs et le dernier montant sont libres.

Place réservée pour les gardes d'écuries

Dans aucune écurie de la caserne des Écoliers il n'existe de place réservée pour les gardes d'écurie.

Les écuries étant déjà trop étroites sont encore rétrécies par l'énorme échaffaudage sur lequel on place les harnais ; aussi est-il impossible de circuler derrière les chevaux sans courir de grands dangers, ce qui rend le service très difficile.

Il serait donc urgent de désigner un local dans la caserne pour servir de selleries, en y transportant l'échaffaudage précité.


Objets divers

Blanchiment

Les écuries sont régulièrement blanchies une fois par an, pendant le mois de mai ou de juin.

Emplacement des pompes, puits et abreuvoirs

Les pompes sont au nombre de quatre, savoir :

               1° Une nompe dans la cour n° 1, adossée à l'écurie n° 4

               2° Une pompe dans la cour n° 5, au milieu de la largeur de la cour et à 15 m du mur de soutènement vers le Barbou.

               3° Deux pompes à coté de la porte du bâtiment de la chapelle dans la cour n° 6.

Chaque pompe est munie d'une auge en pierre de taille ayant les mêmes dimensions en largeur et en hauteur que celles des écuries et environ 15 mètres de longueur.

L'eau de toutes les pompes est de bonne qualité.

Distance à laquelle se trouvent des écuries, les latrines pissoirs et dépôts du fumier

Les latrines sont établies dans les cours n° 3 et 5.

Celles de la cour n° 3 se trouvent entre la pompe et le Barbou à un niveau plus bas que celui de la cour; elles sont à 9 mètres des écuries n° 3 et n°4 mais n'infestent pas ces écuries à cause de leur position près du Barbou.

Les latrines dans la cour n° 5 sont établies sur le Barbou à 10 m de l'écurie n° 4.

Les pissoirs sont des baquets portatif qu'on peut vider à volonté.

Les dépôts de fumier se trouvent dans la cour n° 2 derrière l'écurie n° 1.

Comment on sèche la litière

Il n'y a point de hangars  destinés à sécher la litière, on ne peut donc sécher que quand le temps permet de l'étendre sur la cour.

Pansage

Les chevaux étant suffisamment espacés dant toutes les écuries; le pansage peut se faire dans les écuries quant le temps est mauvais, pour le pansage en plein air il y a des anneaux scellés dans des dés en pierre de taille autour des bâtiments, ces anneaux sont placés a 1 m 20 de hauteur et espacés de 1 m 45.

Le fumier se trouvant trop près des écuries n° 1 et 3 exhale des gaz putrides chargés d'acide carbonique, qui pénétrant dans les écuries y corrompent l'air. II devrait exister dans un endroit convenable du coté du Barbou des trous pour y déposer le fumier de toutes les écuries et si l'on persiste à laisser les harnais dans les écuries, il faudrait construire des hangars pour y faire sécher la litière et y ferrer les chevaux dans les mauvais temps.

Distance des écuries au manège, au champs de manoeuvres

Quant au terrain servant aux exercices journaliers de l'artillerie, c'est le terre plein du fort de la Chartreuse à 2.100 mètres environ de la caserne, ce terrain est élevé à 70 mètres environ au-dessus du niveau de la Meuse.

Il n'existe pas de champs de manoeuvres pour la garnison de Liège.

Emplacement pour baigner les chevaux en été

Comme nous l'avons déjà dit le Barbou avait été destiné à baigner les chevaux mais la nature de son fond a empêché d'en profiter.

On fait baigner les chevaux sur la rive droite de la Meuse en aval du pont des arches, le lit de la rivière à dans cet endroit une pente très douce, le fond est composé de sable et de gravier, la profondeur varie et devient très considérable au milieu, enfin le courant y est peu rapide en été.

(à suivre)

Date de mise à jour : Mercredi 28 Octobre 2015