Tome I - Fascicule 12 - octobre-décembre 1982

Du couvent du Val des Écoliers à la caserne Fonck

(1)

Patrick HOFFSUMMER


Le patrimoine architectural de la ville de Liège compte plusieurs monuments de grande valeur historique actuellement utilisés par l'armée ; parmi eux, la caserne du Cavalier Fonck, jadis caserne des Écoliers, du nom de l'ancien couvent du Val des Écoliers dont elle occupe le site et une partie des bâtiments.

Archéologue de profession (Centre interdisciplinaire de Recherches archéologiques de l'Université de Liège), milicien jusqu'au mois de mai 1985, nous nous proposons, à l'initiative du Major L. Hoffer, du Centre de Regroupement n°5, de retracer brièvement l'historique de l'établissement ecclésiastique et de sa transformation en caserne de cavalerie. Pierre Rocour, du Centre liégeois d'Histoire et d'Archéologie militaires s'est fait un plaisir d'accueillir ces quelques lignes dans sa revue. Il nous a proposé de publier intégralement une pièce justificative inédite : la description de la caserne des Écoliers au milieu du XIXe siècle. Ce document manuscrit, daté 1842, anonyme, se présente sous la forme d'un cahier in folio de cinquante pages couvertes d'une belle écriture calligraphiée et illustrées de croquis descriptifs ; il est conservé au Bureau des domaines de la Direction régionale des Constructions militaires et nous a été communiqué grâce a l'obligeance de monsieur Gaston Dehousse que nous remercions vivement.

Dans ce numéro de la revue du CLHAM, le lecteur trouvera la transcription d'une première partie du cahier que nous avons choisi d'arrêter à la fin des descriptions générales des bâtiments. La suite, ainsi que notre historique, suivront lors d'une prochaine édition.



Renseignements sur les écuries militaires de la place de Liège

Les bâtiments servant ou ayant servi d'écuries pour les chevaux de la garnison de Liège sont :

1.  La caserne des Écoliers.

2.  La caserne de Saint-Laurent.

3.  La caserne du pont Maghin.

4.  La caserne des Ursulines.

5.  La caserne du Palais.

6.  Les gorges des bastions n°1 et n°2 de la Citadelle.

7.  Enfin une partie du rez-de-chaussée de la face gauche du fort de la Chartreuse.


Caserne des Écoliers. Notice historique

L'ancien couvent du Val des Écoliers fut bâti au commencement du 18e siècle dans le quartier d'Outremeuse, entre la Meuse et l'Ourthe ; il se composait d'une chapelle et de divers corps de bâtiments servant au logement des religieux et à leurs cérémonies, de jardins et de prairies qui s'étendaient depuis la rue Devant les Écoliers jusqu'au bras de l'Ourthe appelé le Barbou. Lors de la suppression des couvents, celui du val des Écoliers devint une propriété nationale et fut transformé en caserne d'infanterie ; en changeant de destination, ce couvent ne changeait pourtant pas de forme : tous ses bâtiments furent conservés à peu près dans le même état où ils se trouvaient auparavant.

Jusqu'en 1830, le couvent conserva sa destination de caserne d'infanterie et fut entretenu par l'État ; il était occupé alors par un bataillon de dépôt. En 1830, il fut remis par l'État à la Ville de Liège à condition qu'elle y ferait les réparations nécessaires, qu'elle entretiendrait les bâtiments en bon état et qu'elle ne les ferait servir qu'au logement des troupes.

Comme les dégradations des vieux bâtiments étaient considérables, et que d'ailleurs la Ville ne possédait pas d'écuries suffisantes pour la garnison, l'administration communale, aussitôt après être entrée en possession du couvent, fit démolir tous ses bâtiments à l'exeption de la chapelle, d'un bâtiment attenant à la chapelle, dans lequel se trouvent actuellement l'école, les forges et les salles de police et enfin d'un mur contre lequel sont appuyées aujourd'hui les écuries n°14 et n°15. Elle fit construire une caserne de cavalerie sur l'emplacement même de l'ancien couvent, mais en donnant toutefois aux bâtiments de la caserne une disposition plus régulière que n'était celle des vieux bâtiments.

Cette construction terminée en 1832 comprenait tous les bâtiments de l'aile gauche, tels qu'ils se trouvent actuellement et le grand corps de logis de l'aile droite.

Le manège et ses écuries furent construits en 1837, également par les soins de l'administration communale de Liège.

L'écurie n°12 de l'aile droite fut construite en 1838, en retour d'équerre à l'extrémité du premier bâtiment de cette aile, et le pavage des cours fut refait en 1837, de manière que la caserne actuelle se compose :

1.  De vieux bâtiments construits au commencement du siècle dernier et qui sont la chapelle et le bâtiment de l'école.

2.  De bâtiments neufs construits en 1831 et 1832 comprenant l'aile gauche et l'aile droite à l'exception de l'écurie n°12.

3.  De bâtiments neufs construits en 1837, comprenant le manège et ses écuries et

4.  De l'écurie n°12, construite en 1838.


Situation

La caserne des Écoliers est située dans la partie la plus basse de la ville, près de la Meuse, et au bord du bras de l'Ourthe appelé le Barbou, le sol des cours et des écuries est élevé de trois mètres environ au-dessus du niveau des eaux d'été. Cette position n'influe pourtant pas de manière sensible sur l'état hygrométrique des bâtiments qui sont généralement secs. Elle touche au nord à la rue Gravioule et à la rue des Jardins, à l'est au Barbou, au sud à des propriétés particulières, au sud ouest à la rue Devant les Écoliers et à l'ouest à des propriétés particulières.

Le niveau des rues et du sol des bâtiments qui l'avoisinent est le même que celui du sol de la caserne.

La rue Devant les Écoliers, la rue Gravioule et généralement toutes les rues dans le voisinage de la caserne des Écoliers sont étroites, sales et très populeuses (le pavement est très mauvais et mal entretenu ; les pavés sont trop bombés et mal joints). Ces rues contournent un très grand nombre de tanneries et quelques autres établissements industriels, entre autres une fabrique de cendres adjacente à l'écurie n°1 et trois fabriques de draps. La première à 250 m environ au nord, la 2e à 50 mètres au midi et la troisième à 500 mètres au sud-est.

Le Barbou dans la partie qui longe la caserne a en été une largeur de 20 mètres environ et une profondeur de 1 m 50 vers le milieu ; il reçoit quelques égouts de la ville et les latrines de la caserne et des habitations environnantes. Son courant est peu rapide et ce cours d'eau aurait pu convenir pour y baigner les chevaux, si on n'avait pas trouvé dans le fond un grand nombre de pierres dont les aspérités pouvaient blesser les pieds des chevaux.

Les propriétés particulières qui touchent à la caserne consistent en maisons, cours et jardins. Les propriétés bâties ne touchent directement aux bâtiments de la caserne que sur deux points; au pignon de l'aile droite et à une face du premier retour de l'aile gauche. Les propriétés n'exercent aucune influence sur la libre circulation de l'air et abritent fort peu les écuries contre les vents dominants et d'autant moins que la caserne n'a aucune issue du côté des cours ou jardins des particuliers.

La rive opposée du Barbou est plantée d'arbres ; mais le peu d'élévation de ces arbres et leur trop grande distance de la caserne font qu'ils ne peuvent pas non plus servir d'abri contre les vents.

L'emplacement du couvent du Val des Écoliers était peu convenable pour une caserne de cavalerie. Des localités aussi basses sont trop susceptibles de recevoir les eaux pluviales et par suite de leur stagnation et leur évaporation des miasmes méphitiques s'y développent et corrompent l'air qui est moins pur et moins vif que dans des localités  plus élevées.

D'ailleurs les abords seuls de ce couvent auraient dû faire renoncer au projet d'en faire une caserne de cavalerie : des rues très étroites, mal pavées avec des grès très durs, très glissants, mal joints avec du gravier de Meuse, et un pavé mal entretenu ; un quartier très populeux et commerçant où un passage continuel de voitures de toutes espèces empêche la troupe de se rendre dans l'extérieur de la ville, pour aller au magasin de fourrages ou au champs de manoeuvres, sans appréhender des accidents imminents.

Le pont des Arches presque toujours obstrué en été et très dangereux en hiver à cause des pentes très rapides qui l'environnent aurait dû être encore un obstacle à la bâtisse de cette caserne.


Description générale

La caserne des Écoliers se compose de trois grands corps de bâtiments qui portent les noms d'aile gauche, bâtiment du manège et aile droite.

Aile gauche

L'aile gauche est formée d'un corps de logis ayant un pignon sur la rue dont la plus grande longueur est dirigée du sud ouest au nord est ; de trois corps de logis en retour d'équerre sur le premier et enfin d'un cinquième corps de logis parallèle au premier et reliant le deuxième retour au troisième.

Le premier corps de logis a dans oeuvre une longueur totale de 154 m 80 ; sa largeur intérieure varie de la manière suivante :

Une première partie à partir du pignon sur la rue a une largeur de 10 mètres sur une longueur de 47 m 70.

Une deuxième partie à partir de la première a une largeur de 10 m 50 sur une longueur de 10 mètres.

Une troisième partie a une largeur de 10 m sur une longueur de 21 m 90.

Une quatrième partie a une largeur de 10 m 50 sur une longueur de 10m.

Une cinquième a une largeur de 10 m sur une longueur de 55 m.

Enfin une sixième partie a une largeur de 4 m 50 sur une longueur de 10 m 20.

Le corps de logis est divisé en trois parties par deux murs de refend de 54 centimètres d'épaisseur ; ces parties sont au rez-de-chaussée à partir de la rue :

1. L'écurie n° 1.

2. L'emplacement de deux corridors d'un escalier et des cuisines.

3. L'écurie n° 2.

Écurie n° 1

L'écurie n° 1 a dans oeuvre une longueur de 57 m 70 ; une largeur qui varie comme il vient d'être dit, et une hauteur de 4 m 50 ; elle est surmontée d'un étage servant au logement des troupes.

Écurie n° 2

L'écurie n° 2 a dans oeuvre une longueur de 55 m 20, une largeur variant comme il a été dit ci-dessus et une hauteur de 4 m 50 ; elle est également surmontée d'un étage destiné au logement des troupes.

Écurie n° 3

Le premier logis en retour d'équerre est situé à l'extrémité de l'écurie n°1 et communique avec elle ; il forme au rez-de-chaussée une seule écurie portant le numéro trois et ayant dans oeuvre une longueur de 58 m 80, une largeur de 10 m près de l'écurie n° 1 et de 14 m au pignon et une hauteur de 4 m 50 ; elle est aussi surmontée d'un étage employé au logement des troupes.

L'aile gauche

Écurie n° 1

Le deuxième corps de logis en retour d'équerre est situé au commencement de l'écurie n° 2 ; il est formé d'une écurie portant le n° 4 et d'un corridor ; l'écurie n° 4 a dans oeuvre une longueur de 51 m 20, une largeur de 10 m et une hauteur de 4 m 50 ; elle est surmontée comme les écuries précédentes d'un étage employé au même usage.

Les écuries n°1, 3 et 4 n'ayant pour abri que les corps de bâtiment situés au nord est, sont exposées à l'ardeur du soleil, aux intempéries et aux vents impétueux qui viennent des prairies basses de la rive droite du Barbou.

Un courant d'air très vif règne continuellement dans ces écuries à cause de leur longueur excessive, de leur trop peu de largeur et de hauteur et du grand nombre d'issues nécessaires, ce qui les fait ressembler plutôt à des tuyaux d'aérage, placés horizontalement, qu'à des habitations destinées à héberger des chevaux qui reviennent du manège en grande transpiration.

Bourgelat dit qu'il faut 4 mètres par cheval et 2 m 60 de terrain libre pour passer en sûreté derrière les chevaux. Les écuries neuves étant doubles, au lieu de 10 m de largeur, elles devraient en avoir 13 m 20 ou au moins 12 m si l'on ne laisse que les 4 mètres indispensables entre les deux rangées de chevaux. Mais les diverses parties du harnachement étant suspendues à un échafaudage en bois de chêne placé au milieu des écuries, l'espace libre pour le service derrière chaque rang se trouve encore réduit à environ 5 mètres en ne comptant qu'un mètre pour les harnais des deux rangs et 4 mètres par cheval. C'est ce manque d'espace libre qui est cause qu'il est impossible de faire usage de barres dans ces écuries pour éviter les combats à coup de pied, ou de placer la litière au milieu des écuries pour la faire sécher dans des temps pluvieux.

Le sol des écuries étant de niveau avec les cours et les rues environnantes, les eaux et les urines séjournent continuellement et s'infiltrent dans les interstices des pavés, ce qui cause que des miasmes s'y développent et sont d'autant plus dangereux qu'il n'y a ni rigole en pierre, ni égout souterrain, ni aqueduc, qui auraient pu obvier à l'inconvénient du trop peu de pente donnée au pavé, sur lequel les chevaux se trouvent, si toutes les pentes des cours et des écuries avaient été bien calculées préalablement.

Comme il n'y a pas de hangar dans la caserne on est obligé de ferrer les chevaux dans le corridor qui sépare les cours n° 3 et 4 ; mais il y règne sans cesse un courant d'air dont la vivacité occasionne des arrêts de transpiration par un refroidissement trop brusque.

Les écuries n° 8 et 9 n'étant abritées que par le manège ont tous les défauts dont nous avons parlé précédemment, et elles ont en outre l'inconvénient de ne pas être surmontée d'un étage ou d'un grenier aux fourrages, d'être couverte en zinc et de ressembler à des serres, surtout en été.

Chapelle

Le troisième logis en retour d'équerre est situé à l'extrémité de l'écurie n° 2; c'est l'ancienne chapelle du couvent des Écoliers ; sa longueur totale est de 34 m 40 ; il est divisé par trois murs de refend perpendiculairement à sa longueur en quatre parties qui à partir de l'écurie n° 2 sont : l'écurie n° 5, un corridor, l'écurie n° 6 et l'écurie n° 7.

Écurie n° 5

L'écurie n° 5 a dans oeuvre une longueur de 15 m 40 avec largeur de 9 m 80 et une hauteur de 5 m. Elle est surmontée de deux étages et d'un grenier. Le premier étage est employé pour loger des troupes, le deuxième et le grenier servent de magasin.

Écurie n° 6

L'écurie n° 6 a dans oeuvre une longueur de 11 m 50, une largeur de 9 m 80 et une hauteur de 5 m 50.

Écurie n° 7

L'écurie n° 7 a dans oeuvre une longueur de 5 m 70, une largeur de 9 m 80 et une hauteur de 5 m 50 ; sa largeur est divisée en deux parties égales par un mur de refend de 50 centimètres d'épaisseur. Les écuries n° 6 et 7 sont comme l'écurie n° 5 surmontées de deux étages et d'un grenier employés aux mêmes usages.

Le corps de logis qui relie le deuxième retour au troisième ne contient pas d'écurie ; c'est dans ce corps de logis que se trouvent les salles de police, la forge, l'école et les salles de théorie.

Bâtiment du manège

Le bâtiment du manège comprend le manège, la pharmacie et les écuries n° 8, 9, 10 et 11 ; ce bâtiment a extérieurement la forme d'un trapèze dont le grand côté dirigé du sud est au nord ouest et faisant face à la chapelle et à l'extrémité de l'aile droite a une longueur de 127 m 20 ; le côté opposé à celui-ci et donnant sur la rue des Jardins a une longueur de 114 m 70 ; le côté dirigé du sud ouest au nord est et faisant face au Barbou à 37 m 50 et le côté opposé à celui-ci et oblique par rapport aux autres, donne sur la rue Gravioule.

Manège

Le manège est un grand rectangle ayant dans oeuvre 65 m 10 de longueur et 25 m 50 de largeur ; un de ses grands côtés donne sur la rue des Jardins ; au coté opposé est adossé l'écurie n° 9, qui règne sur toute la longueur du manège.

Écurie n° 8

L'écurie n° 8 a la forme d'un fer à cheval ; elle est située au sud est du manège et de l'écurie n° 9 ; ses extrémités sont séparées par deux vestibules ayant chacun 5 m 20 de largeur; au milieu se trouve une cour rectangulaire qui a 23 m 50 de longueur et 15 m 50 de largeur ; l'écurie est disposée autour de cette cour ; elle a partout 10 m de largeur dans oeuvre ; la partie parallèle au Barbou a une longueur dans oeuvre de 36 m 30 et chaque retour une longueur de 18 m 15 ; la hauteur de l'écurie est de 5 m 50 moyennement.

Écurie n° 9

L'écurie n° 9 a dans oeuvre une longueur de 66 m 20, une largeur de 10 et une hauteur moyenne de 5 m 50.

Écurie n° 10

L'écurie n° 10 est située dans le prolongement de l'écurie n° 9 dont elle est séparée par un corridor de 5 m 20 de largeur ; elle a dans oeuvre une largeur de 10 m, une longueur de 19 m 40 sur un coté, de 16 m 30 sur l'autre, et une hauteur moyenne de 5 m 50.

Écurie n° 11

L'écurie n° 11 parallèle à la précédente a dans oeuvre une largeur de 10, une longueur de 11 m 70 sur un côté, de 8 m 60 de l'autre et une hauteur moyenne de 5 m 60 ; elle est séparée du manège par la pharmacie qui a 5 m 20 de largeur et de l'écurie n° 10 par une cour de 15 m 50 de largeur.

Aile droite

L'aile droite se compose d'un grand corps de logis ayant dans oeuvre une longueur totale de 117 m 50 qui à son plus grand côté est dirigé à peu près parallèlement au grand côté de l'aile gauche, dont il est séparé par une cour pavée, et d'un second corps de logis en retour d'équerre à l'extrémité du premier et dont le grand côté vers le manège se trouve dans le prolongement du grand côté de la chapelle, la largeur du premier corps de logis varie de la même manière que celle du grand corps de logis de l'aile gauche ; les largeurs sont égales dans ces deux bâtiments à des distances égales de leur extrémité, à l'exception cependant que le bâtiment de l'aile droite ne subit pas la diminution de largeur qu'on trouve dans l'aile gauche à hauteur de la chapelle.

Écurie n° 12

Le retour comprend une seule écurie qui a dans oeuvre une longueur de 39 m 40, une largeur de 10 m et une hauteur de 4 m 50. Cette écurie porte le n° 12 ; elle est surmontée d'un étage servant au logement des troupes. Le grand corps de logis est divisé par 6 murs de refend perpendiculaires à sa longueur en 7 parties qui sont à partir du retour l'écurie n° 13, un corridor et les écuries n° 14, 15, 16, 17 et 18.

Écurie n° 13

L'écurie n° 13 a dans oeuvre 55 m 20 de longueur, 4 m 50 de hauteur, 10 m 50 de largeur sur une longueur de 10 m et 10 m de largeur sur le reste de la longueur. Le corridor contient l'escalier qui conduit à l'étage et a 4 m 80 de largeur.

Écurie n° 14

L'écurie n° 14 a 32 m 50 de longueur, une largeur de 10 m 50 sur 10 m de longueur et une 10 m sur le reste de la longueur ; sa hauteur est de 4 m 50. Les écuries n° 13 et 14 sont surmontées d'un étage employé au logement des troupes.

L'aile droite et le manège

Écuries n° 15, 16 et 17

Les écuries n° 15, 16 et 17 ont chacune 10 m de longueur, 4 m 90 de largeur et 4 m 50 de hauteur.

Écurie n° 18

L'écurie n° 18 a dans oeuvre 10 m de longueur, 8 m 20 de largeur et 4 m 50 de hauteur.

Les écuries n° 15, 16, 17 et 18 sont surmontées d'un étage servant de magasin à fourrages.

Entre l'écurie n° 18 et la rue Devant les Écoliers se trouve le corps de garde de police et le logement des adjudants sous-officiers.

Les écuries n° 12, 13 et 14 réunissent les mêmes défauts de construction que celles n° 1, 2, 3 et 4 et ont en outre l'inconvénient de n'avoir de croisée que du côté de la cour. Étant adossées à des jardins plus élevés que leur sol, le mur extérieur est très humide et particulièrement dans l'écurie n° 14.

C'est surtout dans les écuries de l'aile droite que le grand besoin de barbacanes se fait sentir.

Cours et terrains couverts

Cour n° 1

Les cours sont au nombre de huit, savoir : 1° Une grande cour pavée entre l'aile droite et l'aile gauche, ayant toute la longueur des ailes et une largeur moyenne de 17 m 30 ; elle communique avec la rue Devant les Écoliers par une grande porte qui est la partie principale de la caserne.

Cour n° 2

Une cour pavée dans l'angle formé par le grand corps de logis de l'aile gauche et le premier retour ; elle est terminée par un mur de clôture du côté de la rue, par un mur de clôture parallèle au grand corps de logis de l'aile gauche et qui est distant de 6 m 40 et par des constructions particulières ; elle a sur le retour une longueur de 16 m et une largeur moyenne de 3 m 80.

Cour n° 3

Une cour pavée entre le premier et le deuxième retour de l'aile gauche ; elle a 20 m de largeur et 36 m de longueur moyenne ; elle se termine au Barbou et est soutenue de ce côté par un mur.

Cour n° 4

Une cour pavée entre l'écurie n° 2 et le bâtiment de l'école, qui a 31 m 70 de longueur et 9 m 90 de largeur moyenne.

Cour n° 5

Une cour non pavée entre le bâtiment de l'école et le Barbou qui a 32 m de longueur et 12 m de largeur moyenne, la différence de niveau entre cette cour et la rivière est rachetée par un talus.

Cour n° 6

Une grande cour entre le bâtiment du manège et les deux ailes ; elle a toute la longueur du bâtiment du manège et une largeur de 40 m 40 ; elle se termine au bâtiment du manège, au Barbou, à la chapelle, à la cour n° 1, au retour de l'aile droite et enfin à un mur de clôture qui la sépare de jardins appartenant à des particuliers; elle est pavée seulement sur une largeur de 3 m 50 le long des bâtiments ; du coté du Barbou les terres sont soutenues par un talus, et dans ce talus est pratiquée une rampe de 7 m de largeur.

Cour n° 7

Une cour pavée entre le manège et l'écurie n° 8 ; elle est rectangulaire, sa longueur est de 23 m 50 et sa largeur de 13 m 50.

Cour n° 8

Enfin une cour pavée entre le manège, l'écurie n° 10, la rue Gravioule, l'écurie n° 11 et la pharmacie ; elle a 15 m 50 de largeur et 20 m 20 de longueur moyenne. Elle est fermée du côté de la rue par un mur dans lequel est pratiqué une porte.

Toutes les cours devraient être pavées et particulièrement celle n°. En été il y a une poussière insupportable à cause du vent continu qui vient du côté du Barbou et des jardins adjacents, et en hiver il y a une boue épouvantable à cause que les eaux y séjournent et que cette cour n'a pas de pente suffisante.

Ces inconvénients sont d'autant plus grands qu'il est impossible de revenir du manège dans toutes les écuries occupées, sans devoir traverser cette cour.

(à suivre)

Date de mise à jour : Mercredi 28 Octobre 2015